Faire barrage.

Publié le 8 Novembre 2014

C'est ici: http://jefklak.org/ où comment des manifestants pacifiques ou pas se font canarder dans le Tarn.

« On est venus par ces petites routes du Tarn, et on est tombés sur ces croix plantées pour les arbres morts. » Françoise a vécu dix-sept ans à Saint-Antonin-Noble-Val, non loin d’Albi, avant de déménager vers la Provence. Membre de l’association Mutz Vitz, qui fait transiter du café zapatiste des communautés libres du Mexique jusqu’en France, c’est lors de discussions avec ce réseau qu’elle a décidé de répondre à l’appel à manifester le 25 octobre contre le barrage de Sivens.

Sur place, « c’est la désolation, du bois déchiqueté, et tout au bout, la fameuse grille » où eut lieu le mortel affrontement avec les forces de l’ordre. « Derrière les grilles, il y avait les CRS », sous le prétexte qu’un Algeco de chantier avait pris feu la veille. Après plusieurs semaines de violences policières, dans l’après-midi du 25, « les plus remonté-e-s des opposant-e-s ont dit : “On va les faire reculer !” ». En même temps, l’occupation festive continuait, avec une cantine vegan, des petits stands, et les paysan-ne-s resté-e-s après une transhumance de 150 brebis en soutien aux occupant-e-s.

Dans un autre domaine, un beau billet d'une inconnue:

Du caractère polymorphe et multicolore du relou en milieu urbain

"Non mais qu’ils ne respectent pas les femmes chez eux, c’est leur problème, mais ici, on est en France"

" Je suis pas raciste, mais j’en ai marre de me faire draguer dans la rue! "

" C’est dans leur culture, ils n’ont pas le même rapport à la séduction".

Ces déclarations n’ont pas particulièrement été tenues par des membres du FN ou même des personnes se disant (se pensant) racistes. Non. Ce sont des déclarations que j’ai entendues, que j’entends régulièrement, dès que l’on parle de harcèlement de rue.

Parce que, comme en parlait récemment un article de rue89, c’est un fait : pour beaucoup de personnes, y compris les victimes de harcèlement de rue, les agresseurs de rue ne sont que des mecs de banlieue, de cité, de quartiers populaires. Que des immigrés, des fauchés, des lascars, des cailleras, des ouaich, des rebeus, des renois… Je parle souvent de harcèlement de rue, avec beaucoup de personnes. Et la récurrence des déclarations précédentes m’attriste. la suite sur son blog : As Clemmie Wonders

Rédigé par Louise Mitchell

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