Beurk F.M.

Publié le 19 Octobre 2010

Ecouter BFM, c’est comme prendre une douche de patronat tout habillé, et puis ca sent mauvais comme les abords d’une porcherie industrielle un soir de pluie entre Rennes et Plelan.

A part le fait que le soir d’une manif, tu as une tripée de connards qui s’attablent devant un micro pour défaire l’actualité et faire les beaux messieurs qui savent tout ; t’as plutôt envie de dégueuler sur cette bande de salauds qu’ont du péter dans la soie du caviar aux morilles pendant que leur Maman rentrait épuisé de ses courses chez Hermés en jappant : « Ah Edmond ces caissières, quelle lenteur ? »

Ce soir, on pouvait entendre ces fils à Papa de la bourgeoisie, imiter tels des fideles roquets , sans se couper la parole ; sur l’irresponsabilité des lycéens, ou avouer sans ciller, que « c’est une espèce de lutte de classes !» en évoquant une France très riche. « Mais où va l’argent se demandent les français ?»

Celui là posait des questions pour mieux servir la soupe du larbin suivant qui affirmait : « Qui est dans la rue ? » Le public ! selon Perroquet premier et « Puis des jeunes gens pour qui la retraite n’est pas un problème immédiat. »Traduction pour les incomprenants du capitalisme. Je te prends pour un con parce que Michelin, Total, Arkhema, Barbier, Preciturn, France Telecom, Sanofi, PSA, etc… c’est pas du privé évidemment.

L’animateur, une vraie haridelle prête à l’équarrissage annonce doctement que le front syndical se fissure : la CGC, les cadres ne sont plus dans le mouvement. S’ils y étaient ? Les autres tocards dans l’écurie continuent à hennir leurs salamalecs : « Lutte finale » où les acteurs iront jusqu’au bout, « avec leurs débats irrationnels »,mon cher Laurent.

Tu passes ensuite rapidement à des pubs qui te vendent de la servitude. C’est ça la radio les jours de grève.

Rédigé par Mamie Festan

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