Braquages astucieux

Publié le 14 Décembre 2009

http://ecx.images-amazon.com/images/I/517QJH4uufL._SL500_AA240_.jpgHervé Commère. J’attraperais ta mort.                                   Bernard Pascuito éditeur. 2009.

 

 

   Dans l’actualité de ce convoyeur de fond lyonnais qui a fait tant rêvé, non pas tant pour les 10 millions, que pour le message au salariat qu’il adressait. Car Tony faisait surtout un pied de nez à son boulot, aux banques qui viennent de nous enfler en beauté, car elles sont notre triste et mauvaise conscience, celle qui renferme la fin de nos illusions sur la fraternité. L’argent n’est là que pour remplir un vide laissé par la communauté.

 

 

 

Un braqueur réalise un joli coup en dérobant sans violence un camion farci de sacs Vuitton. Certes on peut être emballé (dans une besace notamment) par d’autres exploits dans la vie.  Son goût du grand coup (pas celle des girafes) le reprend et il compose l’enlèvement  sans douleur d’une cargaison de violons. Sans pour autant souhaiter y finir. Ses opérations sont irréprochables (c’est lui qui le dit) ses complices ne se connaissent pas et sont avertis par des consignes anonymes, mais pas ferroviaires. Aucun d’entre eux ne connaît les autres.  Le héros achète une maison à Etretat et dans cette bicoque, il va se jouer la conséquence de l’histoire racontée par d’autres protagonistes, qui vont faire les frais des larcins de Paul Serinen.

 

   Par petits chapitres mensualisés et ordonnés sans chronologie, plusieurs personnages racontent des faits vus de leur angle. Phrases courtes, récit des délits et gestes, le roman file sans qu’on sache vraiment quel est le propos final.  Les ventripotents diamantaires seront-ils toujours les plus forts ? Reste un scénario dont on ne décroche pas. Même quand le téléphone sonne.

 

Rédigé par goby

Repost 0
Commenter cet article