Chokri Belaïd

Publié le 11 Février 2013

 Nous étions une centaine samedi 9 février devant le consulat de Tunisie à Marseille pour protester contre l'excution de Chokri Belaïd à Tunis la semaine dernière. Heureuse surprise, nous n'étions pas seuls: Autant de gendarmes avaient fait le déplacement pour protéger les islamistes d'Ennahda. Il n'est pas fréquent de voir la police française protéger les islamistes. Etonnant non?

On lira ceci pour ne pas rester trop con; Dans le magazine La vie, journal de référence pour moi en matière réligieuse, aprés Tribune Juive. (Là je  déconne...)

 


Alors que l'émotion provoquée par l'assassinat du leader d'extrême gauche Chokri Belaïd se transforme en crise politique en Tunisie, ses funérailles sont à leur tour l'objet d'une polémique. En cause: la réaction du ministre des affaires religieuses Noureddine Khademi, pour qui ces funérailles "présentent une violation flagrante des rites funéraires et une agression incontestable du caractère sacré des tombes", selon son communiqué. En effet, le Coran précise qu'il est interdit aux femmes de participer à l'inhumation d'un homme, et la veuve du leader assassiné était là, accompagnée de ses deux filles.

Réponse du leader du Parti des travailleurs tunisiens Hamma Hammami, membre de la coalition que dirigeait Chokri: "M. le ministre des Affaires religieuses a exprimé son indignation parce que « Basma» la veuve de Chokri Belaïd a assisté aux funérailles de son mari. Il a été indigné parce qu’une fille a assisté aux funérailles de son père, par ce qu’une sœur a assisté aux funérailles de son frère… M. le ministre a été plus bouleversé de voir des femmes au cimetière qu’il ne l’a été par l’assassinat d’un être humain, par les affrontements qui ont eu lieu dans le cimetière et les menaces d’exhumer le cadavre.  Nous n’avons pas entendu la voix de M. le ministre quand plus de 40 mausolées, contenant des exemplaires du Coran, ont été incendiés… Nous n’avons pas entendu sa voix quand les tombes des Saints ont été profanées et leurs cadavres exhumés… Et nous ne l’avons pas entendu non plus lorsque les imams menaçaient de tuer Chokri Belaïd et Amed Néjib Chebbi… Tout ça n’a pas bouleversé Noureddine Khademi, c’est seulement la présence des femmes dans le cimetière qui l’a fait".

Rédigé par Louise Mitchell avec Monseigneur di Falco

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