Gilles Bonnat à Ambert.

Publié le 26 Juin 2012

 

On a connu plus noir avec la peinture de Goya. Gilles Bonnat expose au Bief quelques jours.

« Il peint » comme dirait Lionel Zwenger, avec une lumière dans ses tableaux obscures, une lumière qu’il n’est pas facile de voir tant Gilles rajoute des couches de peinture, jusqu’à vingt, avoue-t-il. C'est tout sauf une peinture colorée, pourrait-on essayer.

 Pour des raisons financières autant que par insatisfaction. Parfois il déchire ses toiles qu’il a pourtant durement acquises. Il travaille avec de la colle de peau de lapin qu’il commande refusant les vernis et les produits agressifs. Gilles est aussi attentionné à son matériel que pour son jardin, sa seconde occupation qui l’occupe à La Forie dans un environnement humide  où la lumière est nimbée de brouillard.

Ici on dirait du Munch, là du Braque, c’est un travail de plusieurs années qu’il présente dans la galerie du Bief durant cette semaine de juin. Gilles nous invite à toucher ses toiles, chose rare, à en apprécier la matière autant que la vision.

Le BIEF d’Ambert continue très justement à exposer une peinture abstraite vivante à l’instar de celle d’Emmanuel Fage qui a présenté une collection il y a quelques mois. Un travail où l’inconscient était aussi à l’œuvre.

Ces peintres parlent de leur travail, échangent, en un mot sont abordables. Allez les voir et les entendre.

Rédigé par Louise Mitchell

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