Hécatombe à Toulouse (suite)

Publié le 10 Juin 2011

Brassens not Dead.

La chorale la Canaille du midi subit une hécatombe commémorative à Toulouse en chantant Brassens devant l’hôtel de police.

 

« L’hommage à Brassens se termine au violon » plaisantent-ils après quelques heures passés au commissariat à être entendus, mais sans vocalises, pour avoir chanté Hécatombe devant les locaux de la maréchaussée. Brassens a accouché d’enfants aussi turbulents que lui,  libertaire sétois. Ceux là sont  membres de la chorale toulousaine, la Canaille du midi, fort connue pour donner de la voix lors d’actions anti cléricales ou de soutien aux faucheurs volontaires. C’est en soutien à un breton venu chanter à Cherbourg Hécatombe de Georges Brassens que la chorale a lancé un appel suite à sa condamnation à un travail d’intérêt général et à 100 euros d’amende.

La Canaille du midi a donc cherché les gorilles en singeant les cognes aiguisant leurs cordes vocales devant le palais de justice de Toulouse le 8 juin dernier. Renforcés par des ténors du drapeau, ils se sont rendus devant le poste de police du métro pour récidiver. La chanson  leur a pas plu, n’en parlons plus, on du pensé les joyeux libertaires venus moquer les pandores. Mais après devant le commissariat central, les archers du roi ont trouvé que les bornes étaient franchies et ont alpagué tout ce beau monde. « C’est étonnant » m’explique Fred paraphrasant Desproges. « qu’on ait pu être  arrêtés à 29 pour avoir chanter du BrassensLes flics ont eu du mal à gérer dans les locaux » continue-il. Convoqués boulevard de l’embouchure, il n’est pas sur que tout cela finisse en si bon chœur. « Le gendarmicide » pourrait redevenir un morceau de choix en ses temps d’outrage.

Que se serait-il passé s’ils avaient déclamé la Princesse de Clèves au marché de Brive la Gaillarde devant les perdreaux. A coups surs, la princesse en aurait assommé à grands coups de mamelle.


Rédigé par Louise Mitchell

Publié dans #toulousains zinzin

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