Ombre chilienne.

Publié le 25 Décembre 2010

luis-sepulveda-l-ombre-de-ce-que-nous-avons-ete-M3-copie-1.jpgL’ombre de ce que nous avons été. Luis Sepulveda. Métaillié. 2010.

 

Je trouvais le style de Sepulveda, haché, comme s’il manquait de fluidité et j’avais envie de refermer ses livres. Pourtant son livre sur Pinochet « La folie de Pinochet » m’avait happé. Son dernier bouquin, « L’ombre de ce … » a le mérite de nous parler des anarchistes espagnols des années 30, Durruti, Jover et Ascaso et de leur braquage de banque à Santiago du Chili. S’il démarre sur les chapeaux de roues avec ce fil conducteur libertaire, Sepulveda nous entraine à la découverte des militants qui combattirent le régime de Pinochet. Il évoque la vengeance des camarades de Kiko Barraza, jeune cadet de la marine chilienne enlevé et assassiné, quant ceux-ci  prennent d’assaut une armurerie( avec l’aide de Sepulveda ?) ; il revient sur les jeunes Elenos, les membres de l’ELN, et romance le combat de la gauche qui veut en finir avec Frei, en introduisant ce personnage mystérieux, l’Ombre, révolutionnaire secret qui connaît toutes les doubles sorties des restaurants de Santiago, et refile aux jeunes révolutionnaires les caches de milliers de dollars que la droite veut faire sortir du pays pour couler le régime Allende. Il nous rafraîchît la mémoire avec le Frente Patrioco Manuel Rodriguez, (On lira avec avidité le livre de Xavier Montanya chez Agone, Les derniers exilés de Pinochet) un des groupes les plus offensifs sous la dictature ou en rejouant une scène de détournement de nourriture par le MIR. Enfin on s’étonnera de connaître Clotario Blest, anarcho-syndicaliste et fondateur de la Centrale Unique des Travailleurs mèlé à cette fiction qui n’est là que pour nous apprendre l’Histoire terrible du Chili pendant 30 ans.

 

Rédigé par Raul Dedrame

Publié dans #Vipères droitières

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