Table de presse du comité de soutien à NDDL à Ambert.

Publié le 13 Janvier 2013




Jeudi matin, 26 décembre, jour de marché à Ambert. La table de presse est
déjà là à 9H 30, le vin chaud arrive sus les arcades de la mairie. Les
contacts avec les badauds sont cordiaux. Une veille dame évoque le temps où
l¹on passait le Moine pour chauffer son lit quand les maisons n¹étaient pas
encore énergétivores. Un couple de Vigneux (à côté de NDDL) est partagé. «
Moi je suis contre, rassurez vous ! » Son mari se plaint des aérodromes pour
riches ouverts à Ancenis et ailleurs : « Ce sont ceux là qu¹ils faudrait
fermer ! » Il est conscient du réchauffement climatique. Il y a mêmes des
membres d¹un collectif contre l¹aéroport dans l¹est qui viennent voir la
table : « On était douze à la manif, c¹est peu, maisŠ » Pour une capitale
régionale champeunoise c¹est effectivement peu. Ambert et ses six mille
habitants se comporte bien avec ses sept manifestants et sa soirée-débat à
trente !
Des vacanciers du Poitou boivent du vin chaud. Eux aussi sont contre
l¹aéroport. Les gens du coin sont réceptifs même si c¹est un peu loin. La
gendarmerie par contre est encore plus prompte que le mois dernier à
intervenir. Cette fois le collectif n¹a plus le droit de poser une table
ici. Deux contrôles d¹identités ont lieu : cela ne fait pas de mal : pour
une fois ce sont deux « blancos » qui doivent décliner leur identité comme
dirait Valls. Le placier du marché n¹est pas contre notre présence en privé.
On nous dit que cela vient de la mairie. Ca tombe bien : le maire vient nous
voir. Il nous parle de la forme et de l¹interdiction de déballer ici si l¹on
n¹est pas producteur. Pourtant on produit des idées ! En off, il avoue que
le projet d¹aéroport est une lubie de grands élus. Venant d¹un gouvernement
socialiste, ça la fout mal.
Ce qu¹on a compris c¹est que la gendarmerie a reçu des consignes. Le
prétexte d¹un tag qui a très vite disparu sur un mur d¹Ambert pour nous
discréditer ne nous démonte pas. Maintenant c¹est notre table.
Il est décidé d¹être présent chaque premier jeudi du mois au marché,
déterminés, solidaires et pourquoi pas avec du vin chaud.

Rédigé par Louise Mitchell

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