Publié le 20 Octobre 2017

Mumu.

 

Murielle Penicaud chargée de nous faire avaler les ordonnances de la Loi Travail revendique les mêmes droits pour tous les grands salariés et pour les femmes. C’est pour ça qu’elle a touché des stocks options. Par esprit d’égalité entre dirigeants. (à écouter sur France Inter 1/09/17.

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Rédigé par Louise Mitchell

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Publié le 20 Octobre 2017

Craonne.

 

Qui peut croire qu’on cesse d’honorer les grandes tueries dans ce pays ?

Les commémorations associées au chemin des Dames se terminent doucement par un match de Rugby à Laon entre l’équipe militaire du XV du Pacifique  et l‘armée britannique les 16 et 17 septembre prochain. Le 25 juin le département de l’Aisne n’a pas pu s’empêcher de célébrer la reprise de la caverne du Dragon par les troupes françaises. Le nombre de morts n’est indiqué pour le chemin des Dames que du coté français. Tout cela sent son troufion alors que cette putain de guerre a causé des souffrances dans toutes les familles allemandes et françaises jusqu'à aujourd’hui. Quelle famille n’a pas eu sa gueule cassée, son hémiplégique, son revenant ? Certes ces célébrations centenaires ont un masque de paix et de réconciliation mais sont teintées d’un je ne sais quoi de revanche.

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Rédigé par Louise Mitchell

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Publié le 20 Octobre 2017

Mort d’une pourrie.

 

Mireille Darc est morte. Elle qui touchait le RMI dans les années 90 n’a pas eu la vie facile. Vous savez, c’était l’actrice qui traversait le décor à poil dans les films de Lautner.

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Rédigé par Louise Mitchell

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Publié le 25 Septembre 2016

A lire ici: http://blog.mondediplo.net/2016-09-22-Saltimbanques-et-coq-noir

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Rédigé par Louise Mitchell

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Publié le 14 Août 2016

http://blog.mondediplo.net/2016-07-22-Marseille-la-prise-du-theatre-par-des-collegiens

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Rédigé par Louise Mitchell

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Publié le 17 Mai 2016

Socialiste bougnat.

L’Auvergne est du point de vue électoral et seulement de ce point de vue, une terre de gauche. Jusqu’à la victoire du maire du Puy en Velay, Laurent Wauquiez, ( LR) on pouvait encore le dire sans bouffissure car elle résistait même aux scores nationaux du FN. La conversion totale au libéralisme du Parti Socialiste a poussé l’électeur bougnat à chercher dans des couleurs plus bleues des espoirs nouveaux. Et entre Wauquiez et le FN il y a l’épaisseur d’un Saint Nectaire et la même odeur.

Clermont-Ferrand, l’ex capitale régionale dépouillée par la réforme territoriale a longtemps été dirigé par un maire camusien. Roger Quilliot, adepte de l’auteur de l’Homme Révolté, l’était aussi du logement social et du Tout voiture. Il a fidèlement confondu politique de la ville et volonté de la famille Michelin, qui tenait la ville dans sa main. C’était bien normal : c’est elle qui l’avait faite. La Région juste et grande, elle, s’est juste fait dépouillée mais en grand. Sous la mandature de Roger Quilliot, on expulsa les pauvres du centre ville et on détruisait les vieux quartiers de la ville. A l’époque on ne parlait pas de gentrification, mais de réhabilitation : Les socialistes ont donc bousillé tout le centre ancien et ont créé des pénétrantes pour l’automobile.

Au Conseil général comme Régional, les majorités socialistes ont voté pendant des années pour un programme hautement écologique en soutenant Michelin, Volvic ou Limagrain et ses filiales pro OGM par des subventions. Sous la présidence de Serge Godard, ex maire de Clermont-Ferrand, un incinérateur aux portes de la ville a vu le jour. Les élus Ecolos et Front de Gauche après des années de combat anti incinérateur ont appelé contre quelques misérables postes, en 2014 à voter Olivier Bianchi, (PS) pour endiguer la progression du Front National. Le maire actuel s’était fait du galon pendant le mouvement anti CIP en freinant les ardeurs révolutionnaires de la jeunesse. Il présidait alors l ‘UNEF, syndicat socialo au manettes à la fac.

Du coté du C.G, Jean Yves Gouttebel restera dans l’Histoire comme celui qui a installé un tramway pour gravir le Puy de Dôme. Il déraille le jour de son ouverture.

Depuis Vercingétorix, les socialistes accompagnent tranquillement le progrès social et le capitalisme privé dans le Puy de Dôme. Reste à Wauquiez, toujours en veste rouge et prés d’une vache, à entretenir au pays du charbon l’envie de travailler pour le bien des entreprises. Il a peu à faire.

L’an dernier le vieux hibou, François Michelin partait vers les cieux. Toute la ville communiait avec la sainte famille Michelin. Les salariés du groupe disaient de lui qui cultivait une image d’homme humble « C’était pas un patron c’était un ami. » Les autres, morts de l’amiante ne sont plus là pour le remercier. Jean Pierre Serezat, syndicaliste, et « pisse vinaigre » rendait lui hommage aux licenciés abusifs, économiques, et à tous ceux qui sont morts de maladies professionnelles. Il était bloqué dans sa carrière car considéré comme un ennemi de l’intérieur, un terroriste : Sa fiche disait : « Ne respecte pas les valeurs de l’entreprise » Pas socialiste.

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Rédigé par Louise Mitchell

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Publié le 17 Mai 2016

Des phénomènes étranges.

Je ne me savais pas animiste mais depuis quelques mois il faut admettre que les objets s’animent. Il y a un mois ce sont de simples bancs et une table qui se volatilisaient à Marseille devant la police municipale. Après de longues vacances les voilà revenues sur la Plaine ! Coïncidence avec le passage des navettes spatiales observées dans le ciel de Provence ? Jeudi dernier c’est le camion rose du Syndicat Solidaires qui fait les frais de phénomènes magiques. Son pare brise explose tout seul dans une manifestation. Je file chez mon radiesthésiste pour qu’il me confirme. En effet la troisième maison est entrée dans sa course folle avec Pluton. Mars (et ca repart bien sur) a jeté son dévolu sur les jeunes. Lors de marches pédestres, les poubelles s’enflamment seules. Plus étrange des coups pleuvent pendant que des gaz envahissent les poumons des passants. Mon horoscope s’affole. Le taureau, camarguais sans doute, est entré dans la zone rouge. Lors de Nuit Debout où Rael est venu avec son vaisseau, l’harmonie est descendue sur nous magiquement. Durant ses rencontres avec les Elohim, Rael a reçu des informations importantes sur la façon d'améliorer notre vie. Grace à lui nous pouvons recevoir un mode d’emploi de notre vie. Ouf tout plutôt qu’un vrai emploi !

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Rédigé par Louise Mitchell

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Publié le 6 Mai 2016

Le numéro de la Voix du Nord que j'ai entre les mains date du mois de janvier 2016. Il est consternant. La Une d'abord: " La cyberdéfense recrute à Lille" peut-on lire sur une photo montrant trois rasés en costume militaire et avec des ordinateurs portables. C'est donc une annonce d'emploi dans le Nord qui va rejouir les nécéssiteux. Enfin trouver un vrai travail dans le secteur de la mort...des autres.

A l'intérieur du journal on peut lire " La police débarque en force lors d'un anniversaire après des tirs de pétard" Réjouissant de le savoir. D'habitude les forces de l'ordre se chargent de réprimer les manifestations et de provoquer à la violence dont elles sont les dépositaires et dont elles ont le monopole. Là, elle agit promptement contre une fête. A Marseille elle en a l'habitude, là c'est à Roubaix.

Enfin une photo atroce en bas de page montre une route passante et sur le fond des travaux publics d'agrandissement. On voit des camions , de la poussière et un champ qui disparait sous le coup bine faisant du progrès. Le titre explique la photo: "Une hausse de 4, 15% de l'imposition des ménages envisagée au budget 2016" Ceci explique cela. Les impôts vont augmenter parce que le département fait le choix de construire des routes. Pourquoi pas si on manquait de routes dans ce pays. Une toute autre explication est donnée sous la photo: " Le département va poursuivre ses investissements, notamment pour les travaux routiers, afin de soutenir l'emploi local." L'idée est donc de dépenser l'argent de tous, ou l'argent public si vous voulez dans des routes mais uniquement pour soutenir l'emploi. On ne ferait pas mieux de rester chez soi?

Dans le Nord, pour perdre sa vie à la gagner, on peut faire cyber militaire, flic pour anniversaire, ou terrassier pour soutenir son propre emploi. Ca me rappelle furieusement le livre de Mustapha Belhocine.

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Rédigé par Louise Mitchell

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Publié le 23 Avril 2016

"Savez-vous ce qui se passe tous les matins à 8h moins dix sur France

Inter ?

Non ? Eh bien les auditeurs de la station se bouchent

les oreilles, éteignent leur poste pour aller aux chiottes, deviennent

enragés, disent à leurs enfants d'aller jouer dans le jardin,

ou dégueulent leur pti déj. Eh oui c’est l’heure où Dominique Seux prend la

parole pour défendre les entreprises."

"Et …et Savez-vous ce qui se passe tous les matins sur France
Culture ?
Non ? Eh bien les auditeurs de la station se bouchent les esgourdes avec du persil, écrasent leur poste avec une massue , déchirent leur carte du PS et en font des confettis qu'ils balancent dans les gogues, disent à leurs enfants d'aller acheter des kalachnikofs,ou dégueulent leur pti déj. Eh oui c¹est l¹heure où Brice Couturier, un mec de gauche, prend la parole pour défendre le capitalisme."

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Rédigé par Louise Mitchell

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Publié le 16 Avril 2016

Nuit à la santé des puissants.

Nuit debout à Marseille.

La nuit a commencé le jour avec la manifestation du 9 avril où des jeunes plus turbulents que des syndiqués fatigués de tracter dans leurs boîtes respectives le jour, et de s’ajouter des réunions en soirées, ont débordé facilement le service d’ordre de la CGT encordé comme dans un enterrement curieux. Un membre des Jeunesses Communistes considère que « C’est le syndicat Solidaires qui manipule les lycéens. » On ne le détrompera pas si facilement. Il a vu le mot Solidaires sur une pancarte tenue par un jeune étudiant. Lui seul sait où marche le prolétariat dans son ascension vertigineuse vers l’obtention du ticket resto …généralisé. En tête, une autre manif part vers le boulevard Baille tandis que la CGT désarme à Castellane. La semaine dernière, ce sont des membres de son service d’ordre qui ont gazé les lycéens. Après les CRS ont fini le travail et embarqué quelques personnes au commissariat pour leur apprendre la vie. Celle de la détention.

La manifestation « sauvage » mais tout ce qu’il y a de plus raisonnable s’est donc dirigée vers le Cours Julien où des manifestants de toutes obédiences, de tous syndicats et même… des gens libres de tous liens ont attendu que le dernier quarteron de manif revienne gazé de la Mairie de Marseille.

Après un long tour de Djembé, la sono de Solidaires 13, « les manipulateurs » a permis à tout un chacun de s’exprimer par apport à la Loi El Khomri et son monde, comme dirait l’autre.

Ce soir du 9 avril, je me rappelle surtout d’ Antoinette, expulsée par un incendie de l’armée sur les hauteurs de Carpianne et qui remercie la jeunesse tout en prenant des allures de starlette. Il y eut aussi le numéro théâtral de Nino, avec ses deux feuillets en main, réclamant la Commune de Marseille, comme celle qui fut vaincue en 1871. Malgré la sono tout n’était pas audible car j’avais derrière moi, Sabine de la Plaine, avec son panneau en carton où on pouvait lire : « Guestapo = Comico » éructant comme une harengère contre tout ce qui ne tramait contre le peuple. Les Enragés de Nino étaient bien tapis dans la nuit de Marseille. Tout se jouait sur ce ton magnifié de la Révolution Française. Manquaient les avocats, tous passés dans les affaires. A quelques milliers autour du cadavre de Desmoulins, certains proposaient déjà une nouvelle constitution. On se lançait du citoyen mais sans ce coté nouveau de l’Après-Ancien Régime. On employait plutôt sa récupération étatique. Un long poème aux accents de Maldoror reçut des compliments. Il y eu des hésitants, des réconciliateurs, des situationnistes pour nous rappeler pompeusement : « Ne travaillez Jamais » Il y eut le talent du porte micro assailli durant deux heures par un fracas de la Plaine au chapeau noir. On se demanda comment débarquer les banques comme Cantona. Certains parlèrent de la NEF, on échangea sur les bonnes pratiques écologiques, chacun donna une recette alternative au libéralisme. Par moment on tournait comme le mouvement Alternatiba, à d’autres on prônait l’insurrection.

On ne manqua pas de porter l’estocade sur notre coté Bobo, centre ville, alors qu’on laissait les fameux et bien pratiques Quartiers Nord dans l’ombre. Ceux là étaient bien là mais pas forcement avec le faciès adéquat. Il y eut des tout petits dérapages mais alors vraiment malheureux sur les juifs, les femmes et le voile et toutes ces catégories si commodes à dézinguer. On oublia les gens percés. On aurait pu se prendre aux roux. J’en avais un prés de moi. J’entendis même Etienne rappeler fort justement que nous étions des exploités et que la constitution, il s’en foutait comme Renaud en 80 tringlait la République. Un squatteur tout mimi déclara à qui voulait l’entendre ses voeux de lutte à toutes les Zad. Un parisien épuisé de son voyage à cheval, essuya les quolibets – on ne dira pas lesquels- de la plèbe marseillaise à cause de son numéro de cocher de la république appelant à l’aide deuis Paris. L’Assemblée de Marseille fut belle mais moins rebelle qu’elle n’aurait pu. Elle fut un commencement, un ajout d’egos où les plus révoltés se tenaient cois en attendant l’étincelle qui embarque tout le monde dans une spirale vertueuse de révolutions. Elle fit honneur au feu et à la parole. Elle entretint le feu des mots, le bouillonnement des égos qui se cherchent des frères sans jamais se frapper. On y vu de l’égalitarisme. Il fut surtout question de fraternité mêlée de liberté. D’autres diraient respect et bienveillance. Une assemblée condamne les tièdes et privilégie les exaltés. Elle ne laisse pourtant aucune chance aux mal intentionnés et aux brouillons.

Le lendemain une autre assemblée dans Marseille redonna à des orateurs plus politiques le micro. Elvina, une professeure Marseillaise protesta contre les violences policières démesurées et inqualifiables. Quelques uns s’écharpèrent avec un membre de la FSU qui parlait de massification tandis que les plus jeunes insistaient sur la violence de l’état. Le combat continuait. La Parole y contribuait.

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Rédigé par Louise Mitchell

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