Publié le 13 Janvier 2013

Du 28 janvier au 1er février 2013, nous marcherons dans la Drôme avec les éleveurs et leurs troupeaux, contre le puçage électronique des moutons et des hommes

Nous rejoignons l'initiative du collectif des éleveurs drômois contre l'obligation de puçage électronique et le collectif pièces et main d'oeuvres.

Ci joint les communiqués des collectifs ainsi que le programme complet.

N'hésitez pas à nous rejoindre et faire circuler l'info autour de vous.
En espérant vous compter parmis nous.

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Rédigé par Louise Mitchell

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Publié le 6 Janvier 2013

Les aventures agricoles d’Harry l’ Agriculteur. Christophe Nicolas- Ronan Badel, Albin Michel Jeunesse, Paris, 2012, 15.90E

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Le sujet du livre est assez rare pour le signaler. Harry Cauvert possède de belles machines, une herse, une semeuse, une sarcleuse…pour faire pousser des végétaux. Même pas bio. Non, Harry ressemble à un céréalier de la Beauce, en plus sympathique. Cet agriculteur avec son tracteur se fait voler ses semences. Ses collègues aussi. Alors Harry guette la nuit dans son champ et finit par découvrir une grosse machine qui aspire ses semences. C’est la machine d’Agri World, sorte de double de Monsanto, Limagrain ou Invivo, qui leur pique les semences avec un gros aspirateur. Les agros chopent le type en blouse blanche qui conduit la machine : normalement il va passer un sale quart d’heure ; c’est plutôt la règle à la campagne. Là non, il lui impose de rendre les semences qu’il volait pour leur en vendre de meilleurs. Ce conte finit en blague pour enfants car dans la vraie vie l’ogre aurait finit de bouffer les paysans, et avec leur complicité.

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Rédigé par Louise Mitchell

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Publié le 27 Décembre 2012

20582_576307705719777_401958422_n.jpgVOUS AVEZ ENTENDU ?

C’est le son de votre monde en train de s’effondrer, 
C’est celui du nôtre qui resurgit. 
Le jour qui fut jour, était nuit, 
Et nuit sera le jour qui sera le jour.

DÉMOCRATIE ! 
LIBERTÉ ! 
JUSTICE !

Depuis les Montagnes du Sud-Est Mexicain, Pour le Comité Clandestin Rebel Indigène - Comandance Général de l’ EZLN

Sous-commandant insurgé Marcos,

Mexique Décembre 2012


155863_576297332387481_1762281253_n.jpgChiapas, Mexique. Des dizaines de milliers de bases d’appui de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN) ont occupé dans un silence emblématique les rues de cinq municipalités chiapanèques, dans la première manifestation publique que font les zapatistes depuis le 7 mai 2011, quand il se sont joints à l’appel du Mouvement pour la Paix avec Justice et Dignité. Cette action simultanée et massive, la plus grande de toute son histoire, a été précédée par l’annonce que l’organisation indigène allait donner sa parole, qui a été rendue publique quelques heures après la mobilisation. “À qui de droit. Vous avez entendu ? C’est le bruit de votre monde qui s’écroule. C’est celui du nôtre qui resurgit. Le jour où le jour fut, c’était la nuit. Et ce sera la nuit le jour où ce sera le jour.” est le message signé par le sous-commandant Marcos et diffusé quelques heures après, sur le site internet Enlace Zapatista.

Dans chacune des villes occupées (Ocosingo, Las Margaritas, Palenque, Altamirano et San Cristóbal) les tzeltales, tzotziles, ch’oles, tojolabales, zoques, mames et métisses ont marché avec leurs traditionnels foulards et passe-montagnes, en rang et dans un silence absolu. Hommes et femmes, jeunes en majorité, sont passés sur une estrade dans chaque ville en levant le poing. Ça a été l’expression la plus symbolique de toute la mobilisation.525152_10151453327102034_475316272_n.jpg

Force, discipline, ordre extraordinaire, dignité, courage, cohésion. Ce n’est pas rien. Ce sont 19 années pendant lesquelles une infinité de fois on les a donnés pour morts, pour divisés ou isolés. Une fois après l’autre, ils sortent pour dire “nous sommes là”. Aujourd’hui, avec 40000 zapatistes dans les rues, ils ont à nouveau fait taire fermement les rumeurs et les mensonges.

À San Cristobal de las Casas, ville où traditionnellement se font les manifestations de l’EZLN en dehors de son territoire, plus de 20000 hommes et femmes zapatistes, venant du caracol d’Oventik, et où ils se sont rassemblés un jour avant, ont défilé sous une pluie qui a commencé à l’aube. La marche de 28 détachements (selon la numérotation que les groupes portaient sur leurs passe-montagnes), a commencé aux abords de la ville, vers 8h30 du matin, et vers midi, l’arrière-garde était encore très loin de centre. La place était trop petite pour les recevoir.

Habitants et touristes ont lancé des cris de soutien et ont chanté l’hymne zapatiste à certains endroits. Les commerces, comme d’habitude, ont baissé leurs rideaux, puisque de nouveau, les indiens les ont surpris. L’estrade se trouvait devant la cathédrale, tandis que les groupes ordonnés de zapatistes se trouvaient autour du premier carré de la ville.

À Palenque, ancienne ville ch’ol et un des centres touristiques les plus importants de l’État, les indigènes zapatistes sont entrés par l’avenue principale de la ville et ont levé le poing sur l’estrade placée dans le centre de la ville, en face de l’église. Ensuite, ils sont repartis par la rue Chiapas pour retourner dans leurs communautés.

À Las Margaritas, les zapatistes ont répété la dynamique avec 7000 bases d’appui, pendant qu’à Ocosingo – ville aussi prise par les insurgés le 1er janvier 1994 et où a eu lieu le massacre de civiles par l’armée fédérale dans les premiers jours de la guerre – plus de 6000 bases d’appui ont déployé l’action dès 6h du matin, et on a su que près de 8000 zapatistes de plus seraient restés au caracol de la Garrucha par manque de moyen de transport pour rejoindre la ville. Autant de zapatistes ne s’étaient pas concentrés dans cette ville depuis les combats sanglants du soulèvement indigène.

Les symboles sont nombreux, puisqu’ils ont choisi le dernier jour du cycle maya, celui qui pour beaucoup devrait être « la fin du monde » et pour d’autres, le début d’une nouvelle ère, le changement de peau, la rénovation. Pendant ces 19 ans, le parcours de la lutte zapatiste a été rempli de symbolismes et de prophéties, et cette occasion ne devrait pas être une exception.

Depuis l’annonce que prochainement, le commandement général de l’Armée Zapzatiste de Libération Nationale (EZLN) donnerait à connaître sa parole, l’expectative sur le contenu du message a été grandissant. Ce vendredi, cependant, ce qui a été entendu, ce sont leurs pas, leur cheminement silencieux sur les cinq places, leur marche digne et rebelle dans les rues et leurs poings levés.

La dernière fois que le sous-commandant Marcos, chef militaire et porte-parole zapatiste a parlé, c’était dans un échange épistolaire avec le philosophe Luis Villoro, le 7 décembre 2011. Et l’initiative politique la plus récente a été le festival de la Digne Rage, auquel ils ont convoqué les luttes et les mouvements du Mexique et du monde, en décembre 2008.

Ce vendredi, les membres du Comité Clandestin Révolutionnaire Indigène ne se sont pas présentés, comme ils l’ont fait en mai 2011. Ça a été la dernière fois qu’ont été vus Tacho, Zebedeo, Esther, Hortencia, David et le reste du commandement général, à l’exception du sous-commandant Marcos, qui s’est maintenu éloigné de la scène publique.

http://desinformemonos.org/2012/12/...

Vidéo 
Sans paroles, la marche des zapatistes 
http://desinformemonos.org/2012/12/sin-palabras-la-marcha-de-los-zapatistas/

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Rédigé par Louise Mitchell

Publié dans #Fantasmes révolutionnaires

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Publié le 26 Décembre 2012

Mon invité du jour: Christophe Goby:" Dem Ak Xabaar, de Bruno Le Dantec et Mahmoud Traoré, éditions Lignes, 2012, 320 pages, 23 euros.

On lira avec avantage l' interview que Bruno le Dantec m' a accordé dans sa grande parcimonie, sur le site du Diplo."

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Rédigé par Louise Mitchell

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Publié le 22 Décembre 2012

Retour à Saint Laurent des Arabes. Daniel Blancou, Shampoing, Guy Delcourt, Paris, Mars 2012, 138 pages, 14, 95 euros.9782756024202v.jpg

Le mode autobiographique a gagné depuis quelques années la bande dessinée. Ici l’auteur revient sur l’histoire de ses parents, instituteurs dans le camp harki de Saint Maurice l’Ardoise. Il dessine ce passé, alternant entretiens avec ses parents et ajouts historiques, pour raconter ces familles algériennes qui resteront enfermées dans des camps en France pendant 10 ans, et qui seront rejetées de tout cotés. La révolte des enfants de harkis est un des points  marquants du livre mais on s’attachera à la description lente et minutieuse des conditions de vie des familles au travers du regard des parents. La grande patience de ce travail s’en ressent. L’auteur montre aussi ce qu’est le quotidien de nombre d’enseignants confrontés à des publics difficiles. Ce qui touche ici c’est le voile qu’écarte pudiquement les parents de Daniel Blancou sur leur passé, cette façon de reconnaître leur ignorance, de découvrir petit à petit le camp militaire, les miradors, l’enfermement, les contraintes, le mépris de l’état mais aussi leur émerveillement des coutumes du Maghreb et leur attachement aux enfants.

 

 

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Publié le 3 Décembre 2012

Des enfants aux manifs No Tav, des parents devant les services sociaux

Blog/ Distribuer des tracts, « volantinare » -un si joli mot- serait un délit selon le parquet de Turin. Il y a quelques jours, trois familles d’opposants à la ligne à grande vitesse Lyon-Turin (les No Tav) ont reçu une convocation chez l’assistante sociale. Motif: avoir manifesté en compagnie de leurs enfants, des mineurs donc, le 28 septembre dernier à Susa. Un cas d’école. 

Ils ont reçu une lettre. Sept lignes pour leur dire que la justice et les services sociaux doutaient de leur capacité à bien éduquer leurs enfants. Trois familles installées dans le Val de Suse sont convoquées par l’assistante sociale Paola Bertolini des services sociaux de Avigliana, sur demande du parquet de Turin. Faits reprochés : mineurs distribuant des tracts durant la manifestation No Tavdu 28 septembre dernier à Susa.

Par cette injonction, l’objectif de la justice est clair : « éviter de transmettre à des mineurs des principes d’illégalité ». Le président du consortium des services sociaux du Val de Suse ajoute : « les assistantes sociales doivent comprendre si le mineur vit dans un contexte familial dans lequel peuvent lui être transmis des principes qui le poussent vers l’illégalité ».  Sauf que. Distribuer des tracts, manifester, ne sont pas des délits.

Très peu de journaux relaient l’affaire. En fait, il n’y a quasiment que La Repubblica pour en parler.

Angela Lano, convoquée par les services sociaux

Le quotidien de centre-gauche consacre d’ailleurs une longue interview (à lire sur La Repubblica) à l’une des mères de famille convoquée en raison de la participation de son fils de 15 ans à la manifestation. Angela Lano, journaliste spécialiste du Moyen-Orient reste perplexe : « aucune plainte n’a été émise à la suite de ce rassemblement, nous aurions dans le cas contraire déjà reçu quelque chose. Partir du présupposé qu’il règne un certain malaise au sein des familles No Tav est absurde, et surtout préoccupant ».

Un point de vue partagé par la députée Elisabetta Zamparutti qui a présenté un court texte aux ministres de la Justice et de l’Intérieur. Selon elle, « Si le seul fait de manifester contre la LGV devient le symptôme d’un désagrément tel qu’il entrainerait l’intervention du tribunal et des services sociaux, alors dans la Vallée de Suse est en train d’émerger un Etat policier. Et le gouvernement risque de s’en rendre complice s’il n’intervient pas pour défendre la liberté d’opinion et de manifestation ».

Mais pour le parquet, c’est de « la sauvegarde des enfants dont il s’agit ». Et il demande aux parents de ne plus accompagner leur marmaille à de tels rassemblements. En réponse, les familles ont annoncé prévoir une manifestation, en compagnie de leur progéniture, le 8 décembre prochain.

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Publié le 3 Décembre 2012

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La chataigneraie à Notre dame des Landes protégée par les tracteurs.

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Publié le 3 Décembre 2012

9782315003594.jpgFatalité historique.

 

La première chose dont me parle François Missen, c’est de son pote Eugéne Saccomano dont il dit à quel point c’est un grand écrivain. Oui, le Saccomano du foot ! Le spécialiste de Céline aussi, ajoute-il.

« Saccomano c’est un vrai écrivain, une vraie culture, celle du peuple d’ici. C’est pas Edmonde Charles Roux ou des conneries comme ça.  Je ne suis pas marseillais, mais un métèque du désert, né en Algérie. C’est ce qui a fait que j’ai toujours été curieux. A 80 ans un cadavre m’interpelle. »

Missen  a créé RTL à Marseille. Pas la meilleure chose qu’il est fait sauf qu’à l’époque RTL était plus libre que l’ORTF. C’est cette radio qui transmet pendant les nuits d’émeutes de 68. Il travaille alors sur la French Connection, avec Marseille comme capitale de la drogue.

« J’ai commencé à travailler sur la drogue et un jour le consul américain m’a branché sur un informateur. Il m’a dit tout de go : La France protège les truands de la drogue. L’essentiel c’est qu’on foute les pieds dans le plat. Le chef des stups américains a été expulsé suite à mon bouquin « Héroin Trade », non traduit en français et sorti en 1973.C’est comme ça que j’ai eu le Pulitzer avec le journal Newsday. »

« J’attends toujours qu’on dégomme un président en France. Pasqua va mourir dans ses charentaises. A Marseille la bourgeoisie est la pire du monde ! »

Prisonnier en Afghanistan, François Missen aime être seul. « Mon vrai salaire c’est le temps. » Pour en venir au livre sur Guantanamo, il raconte sa passion pour Cuba depuis 40 ans : « Je sortais de prison en Algérie. Je suis allé à Cuba sous Fidel et retourné à la mort du Che. Après j ‘y ai encore fait un voyage à cause de la French Connection ; je connaissais un malfrat corse qui achetait des filles sur l’île. 

L’essentiel du bonheur à Cuba, c’est qu’après des siècles de fermeture les histoires pleuvent désormais. Pour vous Guantanamo c’est les Talibans. Nous, ça fait un siècle qu’on ne peut pas se baigner sur ces plages.

On arrive enfin à son bouquin à François, une enquête décalée sur Guantanamo avec des portraits saisissants alternant avec l’histoire de cette prise de corps par les Etats-Unis. Interrogé, Ricardo Alarcon, un conseiller très proche de Castro et fort rare, déclare : « Imaginez vous…le 16 arrondissement de Paris ayant fait sécession de l’Etat français ? » Il raconte que cette base servant de zone de déchargement de charbon est devenue une base de départ pour des interventions en Amérique latine avant de devenir un camp de tortures. Loué en 1903, elle est devenue un point de discorde entre Cuba et les Etats-Unis.

« La pluie est le décor naturel de Guantanamo » La région à quelques kilométres d’Haïti est en proie aux cyclones. Les habitants en ont pris l’habitude comme cet homme qui raconte ironiquement à la caméra : « Je m’entraine pour l’épreuve de natation vélocipédique aux jeux olympiques, compay. Je vais gagner car il n’y a pas d’autre pays que Cuba dans cette épreuve. »

Avant la révolution, la base était Le Fantasme et attirait  du monde de toute l’île attiré par les fiches de paye. Il y eut jusqu’ a sept mille cinq cent travailleurs. Missen rencontre  le convoyeur de fonds de la base, un chorégraphe qui met en scène Roméo et Juliette, avec le héros prisonnier du camp Delta, où Manuel Prieto, un ancien salarié.

Manuel Prieto déroba pour les Barbudos des armes sur la base. Torturé, il a aujourd’hui 84 ans et raconte pour illustrer ce bout d’île: « Imaginez : vous avez une maison de trois chambres et l’une d’elles est occupée par une personne que vous ne connaissez pas… » Une fatalité historique, une formule chère aux Cubains entre le No es facil et Inventar.

Par petites touches, François Missen raconte donc son Guantanamo. Il était l’invité de la librairie de l ‘Arbre à Marseille. Et comme un insatiable curieux, il compte s’installer une semaine dans une caravane au milieu d’un camp Rom à Marseille.

 

Guantanamo. Francois Missen. ( Prix Pulitzer, Prix Albert Londres) Max Milo. 2012.

 

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Rédigé par Louise Mitchell

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Publié le 2 Décembre 2012

Rédigé par Louise Mitchell

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Publié le 25 Novembre 2012

L 'art des grands projets inutiles-diplo

 

Les grands projets d’aménagement du territoire ne visent pas toujours à satisfaire des besoins. Pour vendre la construction d’une ligne de train à grande vitesse que peu de gens souhaitent utiliser ou celle d’un aéroport dans une région qui n’en nécessite pas, ingénieurs, promoteurs et maîtres d’ouvrage rivalisent d’habileté et de rhétorique. Justifier l’inutile est devenu une véritable culture dont on peut saisir les règles, les rites et les rythmes en lisant la conclusion d’un séminaire — fictif — sur le sujet.

par Alain Devalpo, août 2012

Vous, bâtisseurs de cathédrales du nouveau millénaire, poursuivez un dessein plein d’esprit et de noblesse. Mais la population ne comprend pas toujours le sens de vos rêves. « Votre projet ne sert à rien ! », vous oppose-t-on parfois. Comment, dans ces conditions, faire fructifier vos ambitions ?

Les intervenants que nous venons d’entendre ont su nous faire partager leur inestimable expérience, et je vais tenter de dégager les axes stratégiques forts qui vous aideront à y parvenir.

Commençons par les transports. C’est un réconfort pour le bâtisseur contemporain que d’observer une campagne traversée comme l’éclair par des trains perchés sur leur digue de ballast. La course à la mobilité est synonyme de réussite. Nos sociétés vivent à la vitesse d’Internet. L’économie est un écheveau de flux tendus. L’homme doit s’y soumettre, et ce secteur offre un large éventail d’opportunités.

Pour séduire vos interlocuteurs, la démesure sera votre premier atout. Incitez vos ingénieurs à ébaucher des plans pharaoniques : percer cinquante kilomètres de tunnel sous les Alpes pour le tracé du train à grande vitesse (TGV) Lyon-Turin, mettre en valeur des milliers de mètres carrés de bocage pour implanter un aéroport dans la région nantaise, creuser sous la ville de Barcelone… L’exploit technologique, nourrissant l’orgueil national, occultera les désagréments pour les autochtones. La suite à retrouver sur le site du Diplo.

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