Publié le 1 Octobre 2015

Signer une pétition en ligne peut s’avérer pénible, voire carrément très chiant. Agir pour l’environnement nous envoie régulièrement des pétitions qui voudraient prouver que ce lobbying a une quelconque efficacité. « Tout à leur joie » ils fêtaient leur victoire à l’annonce de la relaxe du viticulteur bio, Thibault Liger Belair. Une victoire qu’ils s’attribuaient sans tenir compte du viticulteur lui même, des journaux comme Bastamag, des syndicats comme la Conf et des citoyens. Deux heures après, le site revient sur sa victoire, non pas de relaxe ! On s’est planté. Et implique un site spécialisé dans l’Environnement, dont ils ne donnent pas le nom. Malin comme un singe, on cherche soi même et on trouve le site bien connu dans la catégorie bidon, Actu environnement, un site plus proche du business que de l’écologie:

« Ce mardi 19 mai, le viticulteur bio Thibaut Liger-Belair a été jugé pour refus d'utilisation de pesticides dans le traitement de ses vignes. L'homme, qui encourait 6 mois de prison et jusqu'à 30.000 euros d'amende, a été relaxé.

Anne Sophie Luchez.

Les bonnes nouvelles à fêter sans modération sont sans cesse reprises et surtout très vite. On se rappelle de la mort d’un capitaine d’industrie il y a deux mois… On a vite la gueule de bois.

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Rédigé par Louise Mitchell

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Publié le 29 Septembre 2015

Dans quelle monnaie les prisonniers paient-ils leur dette ? En temps de vie. En intégrité physique et émotionnelle. Et, dans les prisons de femmes, c’est l’outil le plus vicieux qu’on puisse imaginer, en privation de liberté. C’est la double peine : les enfants prennent aussi cher que les parents. Sylvie me parle longuement du parloir avec les enfants, de ce qui est prévu par la loi, de ce qui se passe réellement. C’est, de toute évidence, pour elle, ce qui était le plus difficile à vivre. « Le plus dur c’était l’alimentation. Les premiers mois, je ne pouvais pas manger. Rien. Ca vient des enfants. On ne peut pas manger quand on est séparé de ses petits. »

 

Entretien entre Virginie Despentes et Sylvie Piciotti in Passés par la case prison, OIP, avec les textes de O. Brunhes, Philippe Claudel, Marie Darrieussecq, Virginie Despentes, Nancy Huston…, La Découverte, Paris, 2014, 17 euros.

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Rédigé par Louise Mitchell

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Publié le 28 Septembre 2015

1974, vacances en Espagne, j’ai cinq ans et avec ma famille on passe la frontière. Des chapeaux tricornes. « Pasa le ! » L’Espagne c’est pas cher. On va à Salou sur la cote. 40 ans plus tard je rencontre Jean Marc Rouillan qui a perdu un ami, un camarade garroté cette année : Puig Antich. Eux passaient la frontière souvent avec de armes, imitant les anarchistes espagnols accueillis après la défaite dans des camps sordides en 1939.

1987, j’ai 18 ans ; je passe la frontière syrienne par la Turquie. Une longue bande de terre comme un no mans land. J’ai tous les visas nécessaires. Ils sont chers. Le douanier veut un bakchich. Je ne veux pas. Nous nous toisons. Il me laisse passer. Je n’aime pas ce chantage au passage.

Même année, passage en Israël. Je viens d’Egypte. Mes visas ne plaisent pas. L’intifada est partout. On me laisse quinze jours pour quitter le pays. Une sanction.

Combien d’autres frontières que nous passons quand même car nous sommes avec les bons passeports ? Et nous savons alors tous ceux qui remontent par bus transcontinentaux des Amériques vers la Californie, tous ceux qui grimpent d’Afrique vers nos murs d’argent, tous ceux qui s’échappent des bagnes asiatiques pour finir domestiques en France, larbins en Suisse.

Si toutes les frontières sont des limites à l’homme, elles sont aussi un havre, une fin pour ceux qui sont pourchassés. Heureux malgré tout, les Italiens communistes arrivés en France après 1922, sauvés un temps les juifs allemands rescapés des pogroms nazis ; les frontières délimitent autant l’exil que la possibilité d’en réchapper. Si nous ne voulons plus de frontières, nous ne voulons plus de barbarie aussi. Nous ne voulons pas échanger notre liberté contre notre sécurité.

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Rédigé par Louise Mitchell

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Publié le 8 Juillet 2015

http://www.npa2009.org/actualite/sivens-la-repression-se-prend-les-pieds-dans-le-tapis

Au passage si les copains du NPA Paris pouvaient éviter de taper sur ceux du Parti de Gauche toutes les semaines et inversement...on s'en porterait pas moins mal ! M'étonne pas que le Front National se félicite de la victoire de Syriza...

Evidement quand Mélenchon est capable de dire de Pasqua "qu'il était un républicain qui n'avait pas peur" ça fout les jetons...

Pour se détendre, hop, et une video de Manu en vacances en Grèce.

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Rédigé par Louise Mitchell

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Publié le 8 Juillet 2015

Triste époque où nos frigidaires sont à l'agonie et victimes de surmenage. Que faire alors? Une solution nous a été envoyée par Mme Brandt de Patachon dans les Vosges. Elle nous propose de recueillir pour les vacances les 100 premiers petits frigos de 75 litres qui en feront la demande. En effet nous dit Mme Brandt, "J'habite à 1000 métres d'altitude et nos petits frigos pourront profiter de nuits fraiches sous les étoiles." Remercions cette belle âme qui sait ce que souffrent nos frigos en cette triste canicule. Par contre ajoute-t-elle," Je ne pourrais pas prendre les frigos d'importation qui prendraient froid sur les plateaux vosgiens" Délicate attention de Mme Brandt que les auditeurs de Radio Jécho apprécieront.

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Rédigé par Louise Mitchell

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Publié le 6 Juillet 2015

Agenda vélocipédique anti canicule.

NDDL : le 12 13 juillet Le climat chauffe la Lutte. Et inversement.. de toute façon il pleut…là bas. (Prévoir bottes de pluie)

Le ciné voyageur part en balade dans les provinces de la Lorraine aux Pyrénées ; En vélo jusqu’au Pôle ? Programme là : http://cinema-voyageur.org

Notons par hasard « Rompon en Ardéche le 29 juillet. » (Prévoir Bob Ricard)

L’Alter tour de la revue Silence escalade en vélo l’Est du monde, Lorraine, Alsace, etc… le Pôle Nord quoi ! De belles échappées en Belgique, à Woningen 123 et à la ZAD du Keelbeek.

Oral de Champs Evolutionnaires : Archi-Complet, mais concert le 31 juillet à Royère de Vassivière (Creuse toujours) à l’Atelier. Echange places contre abonnement O.M. (Prévoir ciré et rustines à cause des terroristes de Tarnac.)

Auvergne : Jolie Môme reçoit MC DUVAL et DJ Malatesta, la Canaille, et les Terro-basques Rouillan et Mouesca pour en finir avec les prisons. ( Prévoir nuit au poste et bonnes sardines pour les tornades. St Amant Roche Savine. (900 mètres derrière les congères)

Marseille : ATTAC University of Saint Charles : là ca va mieux, c’est dans la moiteur de Marseille du 25 au 28 Ah Out et on y sera, bouquin

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Publié le 3 Juillet 2015

Le changement climatique ne se fera pas sans Gaudin.

La sauce Aïoli ne prend pas à Marseille. Les services de la ville n’ont pas rendu un avis favorable à l’accueil du Tour Alternatiba dans la ville du sénateur Jean-Claude Gaudin. Le maire de la ville ne s’est jamais senti aussi puissant depuis sa victoire aux dernières municipales. Début septembre, il avait renvoyé les enfants chez leurs parents parce qu’il ne s’était pas occupé de la nouvelle rentrée. Début juin pour achever son couronnement, il dynamite en beauté les maudits écolos qui veulent éviter le changement climatique. A dix jours de leur évènement. Lui, en cador, présidait la MEDCOP 21, un forum méditerranéen pour sauver le climat par le haut. C’est à dire avec les entrepreneurs. Donc pas de vélos, de végétalisation, ni d’habitat groupé, encore moins d’Amaps dans une des villes qui en compte le plus. Toujours plus de tunnels payants, de parkings et d’horodateurs pour sauver le climat. Les alter méditerranéens qui ne voulaient pas pédaler sous l’eau en 2050 ont décidé d’un repli à la Plaine, le quartier beau et rebelle du centre. Cela évitera toujours de se tremper dans l’eau du vieux port gorgé d’huile et d’essence. Sous le soleil toujours plus fort de la cité phocéenne, si on ne nage pas encore sous l’eau, les alternatives elles, ont bien déjà la tête sous l’eau. Après le Parc Levy où les arbres ont été coupés cet hiver, c’est autour du Parc Longchamp de connaître un projet de parking avec une coupe arboricole. Reste le ciel où passent les gabians qui dévorent les ordures toujours plus nombreuses des Marseillais. A Marseille, c’est toujours le Parrain, Jean-Claude Gaudin, qui prépare l’Aïoli.

Alternatiba aura finalement lieu malgré la pression policière.

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Rédigé par Louise Mitchell

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Publié le 30 Juin 2015

Ce matin en me rendant à la plage, je suis tombé sur une conversation entre deux vieilles marseillaises qui prenaient la douche: l'une: "Vous avez vu Pasqua est mort hier!" L'autre de rétorquer: Ca fera un voyou de moins en liberté!" J'ai souri et me suis rappelé que pour nous, comme pour Ian Brossat, élu PCF de Paris que je ne connaissais pas encore aujourd'hui, Pasqua avait surtout été le Ministre de l'Intérieur qui nous avait envoyé les flics et surtout les voltigeurs à Paris en décembre 1986. Ces flics avaient tué Malik Oussekine, jeune étudiant qui n'avait rien à voir, le pauvre, avec le mouvement contre Devaquet. Alors comme le dit Nicolas Sarkosy ou Eric Ciotti, oui, Charles Pasqua a été un serviteur de l'Etat.

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Rédigé par Louise Mitchell

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Publié le 22 Mai 2015

Un Wounded Knee féminin.

Maisy Odjick et Shannon Alexander[1] sont portées disparues depuis 2008. La dernière fois qu’elles ont été vues, c’est dans le logement social occupé par Shannon à Maniwaki. Cent quarante kms au nord d’Ottawa. Depuis plus aucune nouvelle. Adolescentes, elles sont comme les mille deux cent amérindiennes portées disparues ou assassinées depuis 1980. Le Premier Ministre du Canada estime que ce n’est pas un phénomène sociologique dans ce grand pays du consensus. Emmanuelle Walter va mener l’enquête pour comprendre pourquoi autant de femmes subissent ces meurtres et disparitions : « Voici l’angle mort d’un pays prospère, le Canada. »

Sur la route du Sud, au large d’Ottawa un immense panneau cueille le regard : c’est un avis de recherche pour les deux jeunes filles. Portées disparues, elles n’étaient pas sans histoire mais avec des difficultés comme bien des adolescentes de leur âge. Les amérindiennes portent les stigmates de familles en souffrance. Leur affaire serait enterrée si des proches ne s’étaient pas décidées à remuer ciel et terre pour les retrouver. La police canadienne a été en dessous de tout. Ces faits ne sont pas isolés et se recoupent avec des centaines d’autres histoires.

A charge, en 1992, trois femmes prostituées de Saskatoon sont assassinées par un tueur en série. L’affaire ne fait pas grand bruit. Emmanuelle Walter me le doigt sur une donnée fondamentale : Les éditorialistes des journaux considéraient qu’une prostituée vivait dans le chaos, et n’avait donc plus de relations familiales. Ne plus avoir de relation familiale fait de vous une personne hors de l’humanité. Alors il n’est plus nécessaire de s’occuper de vous. Pour les deux adolescentes, c’est à peu prés ce qui s’est passé. Pour des milliers d’autres aussi. Voilà pourquoi Emmanuelle Walter appelle ça un féminicide, terme qui peut paraître énorme de prime abord mais qui prend toute sa force au fil des pages qui conte la longue agonie d’une nation défaite.

Colonisées, les femmes l’ont été deux fois. Les réserves indiennes étant devenues les banlieues du continent nord, il est plus difficile d’en sortir que d’y entrer. La prostitution y est monnaie courante, jusque dans les familles. C’est dire la condition misérable des autochtones au Canada. Le crack a ajouté son grain de sel à la dépendance dans ce pays où la majorité de la prostitution est supportée par ces femmes. Comme dans la conscience canadienne, c’est une chose admise, il semble logique que les enquêtes de police soint moins zélées que pour les femmes blanches. La police est nettement plus active quand des Mohawks protestent comme à 1990 à Oka et déterrent la hache de guerre contre un projet immobilier pris sur leurs terres. Lors de cette crise le caporal Lemay est abattu par les guerriers indiens. Sa sœur a découvert l’histoire des Mohawks en cherchant à retrouver l’auteur de la mort de son frère. C’est dire le fossé entre Canadiens et Amérindiens.

Emmanuelle Walter met le doigt sur une autre raison : Si la violence reconduit la violence, outre la destruction de la culture indienne, les pensionnats furent un lieu de « destruction familiale et d’aliénation identitaire. » Nombreux furent les témoignages à la Commission Vérité et Reconciliation qui racontèrent les viols quotidiens que subirent les enfants, garçons et filles, dans ces institutions religieuses. Les amérindiens qui sont sortis de ces lieux devinrent des âmes sans vie, des pères violents ou des mères alcooliques. La vulnérabilité vient en partie de là. Selon la commission, 4134 enfants sont morts dans ces pensionnats.

L’alcool touche aujourd’hui toutes les réserves indiennes de l’Amérique du Nord. Craig Johnson[2] racontait en 2009 l’histoire d’une jeune femme cheyenne, malade du syndrome d’alcoolisme fœtal. Les réserves sont bien des prisons à ciel ouvert. Les préjugés font des indiens des êtres déclassés de la société américaine. La mise en réserve a parachevé le jugement de l’histoire.

Rick le père de Maisy, vit dans la communauté Mohawk des Six Nations. Il écrit à Emmanuelle ceci : « La dernière fois que j’ai vu Maisy…c’est tout à l’heure sur mon frigo ! Elle m’avait donné une photo d’elle bébé, moi la tenant dans mes bras…le plus beau cadeau qu’on m’ait fait, la photo est toujours là ! Je continuerai de vous envoyer des informations sur mon ainée quand je pourrai. Je ne réponds pas tout à coup, c’est difficile. Déjà vous m’avez fait pleurer. »

[1] Sœurs volées, enquête sur un féminicide au Canada. Emmanuelle Walter ; Lux Montréal, 18 euros.

[2] Little Bird, Craig Johnson, Gallmeister, 2009.

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Publié le 9 Mai 2015

Retour du Kurdistan.

Et aussi Gaz de shiste en Argentine, Bac à Marseille et Nancy, et Game of Thrones.

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