Publié le 3 Mai 2015

Vous pouvez retrouver quelques papiers offerts au Monde Diplo sur la destruction et la résistance à Marseille lors de Marseille capitale de la Culture 2013.

Un papier dans la revue Silence (spécial Vélo) au mois d'avril. (Sur abonnement) et parfois dans les bonnes librairies (liste sur le site)

Un autre sur le site du Ravi. sur la boxe dans les Camps de la Mort. Dans le version papier du dit journal, une enquête sur Espace Jardin service, une boite douteuse de Marseille.

Et dans le CQFD du mois de mai 2015 (en kiosque le 7 mai ) spécial Kurdistan, deux papiers sur les Femmes de ménage grecques en grève et sur le TER Gap Marseille en galère. Un papier qui me tient à coeur: Abus de grève.

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Rédigé par Louise Mitchell

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Publié le 5 Mars 2015

Rédigé par Louise Mitchell

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Publié le 5 Mars 2015

Apéro de sortie du n°130 à Marseille

Chaque premier vendredi du mois, l’équipe de CQFD vous donne rendez-vous autour d’un verre (de vin ou de Bière de la Plaine) pour fêter comme il se doit la parution d’un nouveau numéro.

Pour le numéro 130 qui sera en kiosque le vendredi 06 mars, l’apéro change d’adresse ! Les brasseurs de la Plaine nous invitent dans leur nouveau bar/resto’ !

On se retrouvera donc à la Piccoline-Bistrot de la Bière de la Plaine au 59 rue des Trois Frères Barthélémy, à partir de 19h00.

Il sort sa tête chercheuse

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Rédigé par Louise Mitchell

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Publié le 4 Février 2015

Modestes luttant contre mutants qui empestent.

Les salariés des Moulins Maurel étaient convoqués au tribunal le 15 décembre 2014. En conflit avec le groupe Nutrixo qui a fermé leur outil de production dans la vallée de l’Huveaune, à Marseille, ils avaient réoccupé l’usine suite au vol de quelques machines par leur direction.

Ils sont dix sept à se rendre au tribunal de Marseille ce lundi, pour répondre de l’accusation de l’occupation de leur usine en octobre. Dix sept employés modestes repérés lâchement par la direction, sur internet. Edouard Pagni, un grand type aux yeux bleus explique à la cantonade : « Le 25 octobre, suite à la journée portes ouvertes, ils ont décidé de faire des captures d’écrans. » Comme les autres, il hésite entre la fanfaronnade car les Moulins Maurel ont trouvé un repreneur, et le dégout des patrons voyous, une espèce en voie de développement. « Ils savent pas comment faire pour continuer le pourrissement. » Mépris pour le peuple, mépris pour les années de travail, tous le disent avec leurs mots.

Gilles qui est agréeur de métier, fait partie de ces dix personnes à connaître cette spécialité en France : choisir et classer les blés. C’est lui qui les regarde, les choisit et autorise leur entrés dans la minoterie. Stéphane lui sent le blé, le goutte, le mouille et nettoye jusqu'à parfois 28 tonnes heures de blé. « Il y a deux mouillages avec quatre heures de repos derrière. » Ils sont convoqués parmi les autres parce qu’ils veulent travailler de leur métier et ne comprennent pas qu’on puisse acheter une usine pour la fermer. Pourtant leurs voisins chez Fralib ont vécu ça, leurs cousins lorrains de Florange aussi.

« Nous les Marseillais…reprend Edouard, on est déterminés, on voit le soutien qu’on a dans le quartier de la Valentine. Notre combat est juste et loyal et Nutrixo est injuste et scandaleux. » Un scandale de plus, devrait-on dire. On ne peut s’empêcher de le penser. Edouard qui attend des repreneurs pour demain trouve cela anachronique. Les employés aussi le pensent. Claire qui est en retraite me raconte qu’elle a emmené ses petits enfants au Moulins Maurel. L’un d’eux ne voulait pas repartir : « Mamie je veux savoir qui va gagner ! » Claire aime cette lutte parce que « Je les trouve modestes ! » Modestes de mine, modestes comme le sont les pauvres en général. Mais riches d’un savoir extraordinaire car on sent bien à les écouter que ce sont eux qui savent faire tourner la machine, qu’ils connaissent sur le bout des doigts. Stéphane a pour la première fois emmenée ses filles sur le site de l’usine car en temps normal c’est un site dangereux.

L’usine à l’aspect suranné qui produisait de la semoule pour Panzani par exemple a perdu la moitié de ses effectifs. Les blés venaient de la région sud-est, parfois de l’ouest. La zone d’implantation est convoitée pour son fort potentiel immobilier. Au milieu de ça des vies qui ne pésent pas lourd face aux intérêts en jeu. Le marché du blé subit des spéculations très fortes et comme le dit Edouard : « Il y a un manque de coordination chez les politiques, les patrons se frottent les mains, eux il sont organisés. » Vévé Guinot du comité de soutien constate que les gens du quartier ne peuvent plus consommer. L’enseigne LIDL cherche à acheter les terrains. « Les gens soutiennent les Moulins Maurel parce que c’est une usine mais aussi ils ont très peur que la zone commerciale s’étende. » De plus les gens « n’ont pas de rond pour consommer. »

Edouard avant de rentrer dans le tribunal salue « On vous dit pas merci parce que c’est normal. Comme c’est des voyous, on a besoin du gouvernement ! L’état détient une participation de 11% dans l’affaire mais semble plutôt laisser faire le libre marché.

Mardi matin, je rappelle Stéphane qui est en train de grimper sur le toit de l’usine pour couper les projecteurs. « Je pense qu’on sera condamné quand même » estime-t-il, essoufflé. Le jugement est mis en délibéré jusqu’à jeudi en attendant le repreneur. Stéphane me confie ses craintes : « Ils ont quand même embarqués deux trieurs optiques avec les flics l’autre fois et on ne sait pas où ils sont. » Le combat ne fait que commencer. La trahison continue.

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Publié le 16 Décembre 2014

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Publié le 12 Décembre 2014

C’est une lettre d’amour. Une lettre d’amour à un homme. A tout ce qu’il est. Pas seulement son corps dont Honza ne nous cache rien. Non c’est une manière d’engloutir un être. De l’aimer et de le faire rentrer en soi. Philosophie du sexe et sexualité à visage humain, Jana rentre à pleines voiles dans son désir : « Je veux passer des heures à bavasser pour pouvoir coucher avec toi et je veux baiser avec toi pour parvenir à ces heures de discussion… »

Elle prévient que si tout est perdu alors, « Je déguerpirais pour épouser un ingénieur commercial possédant une Spartak Skoda parce qu’alors il n’y aura plus aucune différence. » désirant une absolue communion, une appartenance totale à l’autre. Avec ses mots crus Jana cerna aspire à une dévastation sexuelle et amoureuse, un avalement, une cure de sperme qui soit philosophique. Proto féministe et érotique, elle écrit au début des années 60 dans Prague qui connaitra alors un chambardement sans précèdent, justement dans l’usine Skoda de Plzen où des conseils ouvriers virent le jour prônant l’autogestion. De l’autogestion généralisée à l’amour général, il n’y eut qu’un pas.

Pas dans le cul aujourd’hui, Jana Cerna, Traduit du tchèque par Barbora Faure, éditions La contre allée, Lille, 92 pages, 8,5 euros.

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Rédigé par Louise Mitchell

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Publié le 12 Décembre 2014

« Raymond, lui, savait ce qu’il avait à faire : il massait ses mollets, enfilait ses gants de cuir, traversait la foule, montait sur le ring et cognait en pensant aux cheminées des hauts fourneaux et aux gratte-ciel. » Aller plus haut en somme.

De la douceur dans la boxe, c’est la sensation qu’offre ce livre d’Isabelle Mimouni, qui raconte avec des mots qui crissent comme chez Gracq, des mots qui caressent le cuir, la vie de ce boxeur oublié. Enfant pauvre d’une grande fratrie du Nord, Raymond nait à Maubeuge où comme chaque sait il y a un clair de lune. Puis Raymond cherche la gloire dans ce sport, la trouve et la perd. Contre Percy Bassett en 1953 au Vel d’Hiv, il est défait dans ce match contre l’Amérique. Il perdit aussi Micheline et sa famille car boxer c’est souvent beaucoup de sacrifices dans la vie pour perdre sous des coups donnés sur un ring. Au point où il tenta de se suicider. Sa vie, du laminoir au ring raconte celle d’un rêve de prolo qui s’écrase en plein vol, une histoire comme il en arrive des milliers. Reste cet hommage, comme celle d’une petite fille à ancêtre inconnu, plein de peine et de délicatesse. Une caresse sur le visage d’un boxeur.

L’obscure Splendeur de Raymond Famechon, Isabelle Mimouni, Paris, Cohen et Cohen, 103 pages, 2014,13 euros.

Raymond Famechon.

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Rédigé par Louise Mitchell

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Publié le 18 Novembre 2014

Sur le site de la ROTATIVE, une tribune sur Sivens.  Dans les colonnes du Monde: un point de vue sur les mensonges de l'état et sa violence.

 

 

Tribune monde

Sivens : violences et mensonges d’Etat au service de l’ordre et de la croissance

LE MONDE | 13.11.2014 à 18h51 • Mis à jour le 13.11.2014 à 18h57 |

 

Par Emmanuel Barot (Professeur de philosophie à l’université Toulouse -Jean Jaurès), Aurélien Berlan (Membre de la coordination du 25 octobre) et Christophe Goby (Faucheur d’OGM condamné à Nonnette)

 

 

Dans la nuit du 25 au 26 octobre, un homme tombe à Sivens. S’ensuit une semaine au cours de laquelle, peu à peu, la vérité est dévoilée dans un strip-tease macabre : comme l’affirmaient les opposants au barrage dès le 27 octobre, les autorités finissent par reconnaître qu’il a été tué par une grenade de la gendarmerie. On comprend mieux qu’elles aient mis deux jours à présenter leurs condoléances : il y avait plus urgent, il fallait gagner du temps pour juguler la colère et tenter d’étouffer le scandale. Car les forces de l’ordre et les autorités, cela vient d’être prouvé par Le Monde du 13 novembre, ont immédiatement su ce qui s’était passé.

Pendant les jours suivants, l’Etat a donc menti effrontément. Quelques mensonges restent à démonter. Qu’est-ce qui justifiait la mobilisation de 250 policiers et gendarmes, munis d’armes de guerre, samedi 25 octobre au Testet, alors qu’il n’y avait ni machines de chantier ni ouvriers à protéger ? Une première réponse a été apportée par un fonctionnaire de police : il s’agissait de « protéger » les manifestants pacifiques. Mais comment les forces de l’ordre auraient-elles pu protéger quiconque dans un rassemblement qui se déroulait à 1,7 km de l’enclos entouré de grillages et de fossés où elles étaient cantonnées ?

Les autorités esquivent les questions gênantes et tentent d’étouffer le mouvement social qui s’esquisse en réponse à cet assassinat

Et si ce danger avait vraiment existé – où a-t-on vu des « black blocs » s’attaquer à autre chose qu’à des banques, des vitrines et du mobilier urbain ? –, pourquoi les forces de l’ordre ont-elles quitté les lieux trois heures après leur crime, sans plus jamais y revenir ? Et pourquoi y sont-elles restées trois heures de plus ? Le ministre de l’intérieur a quant à lui proposé une autre réponse : il fallait « éviter que le terrain ne soit piégé avec des herses enterrées ».

Mais ici aussi, toutes les questions précédentes se posent, d’autant plus que les policiers en civil qui arpentaient le site tout le week-end n’auraient eu aucun mal à repérer les hypothétiques « pièges ». La réponse est pourtant simple, on la trouve elle aussi dans le communiqué de la coordination des opposants du 27 octobre : « A l’heure où tous les mensonges et conflits d’intérêts dénoncés par les opposants depuis des mois ont été confirmés par les investigations des journalistes et le rapport des experts ministériels (…), le président du conseil général et le préfet du Tarn n’ont plus aucun argument en faveur du barrage, si ce n’est de monter en épingle la prétendue violence des opposants. Ils avaient donc besoin de violence samedi. Ils l’ont provoquée. Elle a coûté la vie à Rémi. »

Le piège

Les autorités ont joué la stratégie de la tension et se sont prises dans leur propre piège. Depuis, elles esquivent les questions gênantes et tentent d’étouffer le mouvement social qui s’esquisse en réponse à cet assassinat : certaines manifestations ont été interdites, des manifestants ont été arrêtés préventivement, la faculté de Rennes a été fermée pour empêcher une assemblée générale – toutes décisions qui remettent en cause le droit de se réunir et de manifester. Et bien sûr, les exactions des policiers se poursuivent – pourquoi en irait-il autrement, à partir du moment où le premier ministre leur a signé un blanc-seing en déclarant qu’il ne tolérerait pas la mise en cause de ses agents ?

Dans le même temps se déroule une opération médiatico-policière désormais bien rodée : on monte en épingle la « violence » des « casseurs ». Face au scandale, l’Etat local et l’Etat national se renvoient la balle. Tandis que Ségolène Royal, qui a attendu que l’irréparable soit fait avant de révéler les conclusions du rapport des experts, affirmait le 27 octobre que c’était au conseil général du Tarn de statuer sur la poursuite du chantier, ce même conseil s’en remettait le 31 octobre à l’Etat central. Et tandis que le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, expliquait le 31 octobre avoir donné « des instructions de prudence » et remettait la responsabilité de l’inutile présence policière sur le dos du préfet, ce dernier affirmait à La Dépêche du Midi n’avoir « donné aucune consigne de sévérité aux forces de l’ordre » – affirmation contredite par le commandant des gendarmes mobiles, qui déclarait juste après le crime : le préfet « nous avait demandé de faire preuve d’une extrême fermeté vis-à-vis des opposants » (Le Monde du 13 novembre). Alors, qui ment ?

La première leçon à tirer est de désarmer les forces de l’ordre : interdire l’usage d’armes de guerre, mais aussi de ces armes « à létalité réduite » qui ne cessent de mutiler

Tous, bien sûr, à divers degrés. Personne ne croira que le préfet a donné sa consigne d’« extrême fermeté » sans l’accord de Bernard Cazeneuve et du premier ministre Valls, dont elle incarne la ligne politique autoritaire. En réalité, les violences et les mensonges de l’Etat national s’inscrivent dans la continuité de ceux orchestrés par l’Etat local depuis le début de l’affaire Sivens : enquête d’utilité publique occultée, chiffres tronqués, avis contradictoires ignorés, inflation des violences policières. Cette spirale étatique de violences et de mensonges n’a rien d’incongru : c’est seulement à ce prix, aujourd’hui, qu’on peut espérer gagner quelques (dixièmes de) points de PIB.

La croissance est en berne, il faut bien chercher à « produire artificiellement, grâce à l’argent public, de l’activité économique », comme le dénoncent à Sivens les opposants, dans leur appel au « grand rassemblement » du 25 octobre. Il faut donc se résoudre à exploiter plus durement les humains et la nature. Or, comment atteindre ces objectifs capitalistes sans l’appui armé des forces de l’ordre ? L’Amérique du LAPD [Los Angeles Police Department] et du gaz de schiste, voilà le modèle. Au-delà des indispensables mises en examen des gendarmes, des autorités locales et des membres du gouvernement impliqués dans ce scandale, la première leçon à en tirer est de désarmer les forces de l’ordre : interdire l’usage d’armes de guerre contre les jeunes de cité et les manifestants, mais aussi de ces armes « à létalité réduite » qui ne cessent de mutiler.

Descendre dans la rue pour protester, c’est désormais prendre le risque de perdre un œil. Se réunir au bas de sa tour dans une cité peut vous conduire droit au cimetière. Tout cela terrorise, et la police sert à ça : faire en sorte que la population se jette dans les bras d’un Etat qui, à défaut de pouvoir produire du consensus par la croissance et le plein-emploi, ne cherche plus qu’à monter les populations les unes contre les autres.

 

Sivens ...si vain

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Rédigé par Louise Mitchell

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Publié le 10 Novembre 2014

Vous allez prendre le train cet après midi? L'occasion de débrancher du portable et de votre Mac en lisant un bon vieux journal en papier d'arbre à bord de "l'alliance Rail team..." le nouveau blaze de la SNCF..."TIN TIN TIN TIN...NE LAISSEZ PAS VOS BAGAGES SANS SURVEILLANCE...JEAN PIERRE JOUYET PEUT LES VOLER...TIN TIN TIN TIN

CQFD SURFE SUR LE THÈME TRES VENDEUR DE LA MORT: CIMETIERE, POMPES FUNEBRES, TOUT LE BUSINEE. S'Y AJOUTE DES REPORTAGES  AU TESTET ET DANS LE CENTRE DE RETENTION DE MARSEILLE.  ATTENTION PAPIER SUR LES KURDES EN LUTTE...

FAKIR SORT POUR DEUX MOIS ET REVIENT SUR LA MORT D'ANTOINE DUMINI, UN DE SES COLLABORATEURS. UN BEAU PAPIER AUSSI QUE CELUI SUR LA CENTRALE DE GARDANNE. ON RESTE ETONNE DES PAPIERS SUR FRANCE INTER ET ELISE LUCET

LE RAVI (EN PACA) LE JOURNAL QUE NE VEUT PLUS VOIR LE F.N TROUVE DE BONS ANGLES POUR CASSER L' INCURIE DE LA MAIRIE DE MARSEILLE EN MATIÈRE D'ECOLES

CQFD de la mort.

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Publié le 10 Novembre 2014

Un blog à suivre, tellement c'est beau...et triste! et beau...del l'otro lado del CHARCO.

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