Salon google à Marseille.

Publié le 24 Octobre 2017

Salon Google.

 

La divertissante multinationale était  invitée à Marseille les 22 et 23 septembre 2017.

 

 Pour ma part je m’étais déguisé en père de famille et j’avais loué une petite blonde éprise de smartphone. Incognito. A première vue, samedi, on était les premiers et on a pu admirer les lunettes  3D avec un employé parisien, en rouge, très cool qui m’a avoué adorer travailler pour sa boite jusqu'à des heures indues. « La cantine », m’ont expliqué des étudiants en bleu, était super sympa et puis chez Google  on valorise les salariés. «  20% de notre temps c’est pour des projets personnels : » Abattre le capitalisme, construire sa maison en paille…tout ça quoi. « C’est une grosse différence avec les boites à l’anciennes », d’après un étudiant niçois venu prêter main forte. Ici t’es valorisé et donc poussé à te défoncer pour ton taf.  Vaut mieux pas avoir de vie de famille tout de même. Parce que le boulot c’est tellement bien que t’as envie d’y rester toute ta vie.  Gare à la retraite quand tu enlèves les lunettes 3D et qu’il n’y a plus personne dehors.

 

A l ‘atelier Carto, un sympathique étudiant en bleu, te montre le fonctionnement de Google Map : «  On a des satellites, des avions qui filment partout et les voitures google qu’on voit dans toutes nos villes.  Vous pouvez filmer vous mêmes et nous envoyer votre petite route non cartographiée, si vous voulez. »  Et où s’arrête l’intime,  hasardais-je. On floute. Ah je suis rassuré ! Les zones de guerre échappent aussi un temps à Google. Ce qui fait d’elles des zones libres un temps.  Cocasse, non ? Imaginez les camps de rétention filmés, les routes bombardées, les quartiers de grande pauvreté. Tout y passe.

Pour finir on est allé se former au référencement payant de Google. Obligé vu que le flux vers notre site est des plus prometteurs. Là on eu droit à un  cours de commerce en ligne où le sympathique googlien nous a appris comment tournent les enchères Ad words, et les applications payantes de la firme. Avant tu flânais bêtement et tu rentrais dans un magasin par hasard. «  Là aujourd’hui vous êtes tout le temps connecté . »  Deux tiers des internautes font des recherches avant d’acheter. Et en plus ils achètent à 70% sur la première page. «  Alors comment me distinguer entre mille chocolats ? » nous dit notre bateleur. «  Google ne propose plus des résultats mais des réponses directes : genre Uber ou Blablacar. » Tu cherches à aller d’Etampes à Pithiviers en passant par le temple d’Angkor: Blablacar, tu te rends, casque à la main, en Cochinchine : Uber.

Le conseiller en rouge expliqua des fondamentaux du business. «  Appelez la même chose de deux noms et vendre le même produit sous deux appellations » Exemple pour des bestioles incarcérées : «  Poulets label Rouge» ou «  Poulets plein air. » et même « Poulets Bio » Il faut ranger des choses ensemble. Ensuite t’es pris dans le tunnel, extension de lien,  d’appel, d’extraits de site qui oblige le client à préciser. Enfin tu le bourres de pub : «  TF1 fait tourner la même pub toute la semaine. Vous, elle s’adapte à chaque portrait. Avec Google vous pouvez savoir quel écran est le meilleur. » Bingo ! Quand il est sur mobile, tu guides ton client jusqu’au magasin.  «  Et vous lui vendez ce qu’il veut. »  Là où le commerce a toujours vendu du rêve, Google vend un client.

La petite fille louée sur Uber, elle, avait réussi à choper gratos des lunettes 3D pour voir le mont Blanc à partir de sa chambre.

Rédigé par Louise Mitchell

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