Vingt aéroports et moi et moi...
Publié le 30 Septembre 2019
Samedi matin, encouragé par l'appel de la petite autiste danoise, j'ai bien vidé mon seau de peaux de bananes et de jus de légumes dans le composteur du quartier qui fabrique des mouches pour mes voisins. J'ai pris mon vélo avec trois cadenas pour prendre le train qui avait encore 10mn de retard et je suis descendu faire du vélo sur la chouette piste verte de la Ciotat. Ah, la Ciotat en septembre, amis de Rouen et d'ailleurs, si vous saviez...J'ai rejoint là plein de braves gens inquiets pour l'avenir de leurs enfants et qui par conséquent avaient pris leur voiture pour aller à la plage. Le train, c'est pas commode et trop cher et le vélo c'est tellement insécurisant pour les enfants ...à cause de la voiture de Papa Maman.
Donc j'avais tout bien fait. Je me suis même fait plaisir comme toujours face au vent, à sentir les pins et à jouir de la vue quand le gamin ne râlait pas à cause que le vélo "ça fait mal au jambes." Moi ça ne me fait plus mal tant j'ai mal ailleurs.
Aie aie aie...J'ai tellement mal à ma planète, enfin ce qu'il en reste:( Tréve de blague écologique.) En tout cas cette nouvelle semaine, avant l'apocalypse, commençait par de bonnes et vertes augures. Pauvre de moi. A peine assis, ce matin au Gambetta ou l'on trouve le journal funeste Le Monde et des amis rigolos, eux, que je tombe sur des pages sur l'écologie, des tribunes sur l' écologie, sur "l'Ayhatollah salamiste" donc la danoise et néanmoins lycénne, Greta Thunberg qui est contesté par une bande de vieux cons fachos et pléonasmiques, et en plus, cadeau sur la crise, sur un portrait d'Aurélien Barrau, un astrophysicien écolo et ses grands cheveux délavés. Il a écrit un livre très vendu à la FNAC: " Le plus grand défi de l'humanité..."
Ca commençait pas mal. Puis tout s'est dégradé subitement quand j'ai lu que la Chine projetait de construire en quinze ans, vingt aéroports. (Bruit d'une chute d'une mama italienne dans un escalier plein de pâtes.) Avec mon seau de deux litres et mon vélo, je sentais qu'on ne ferait pas le poids face au désir d'avion des chinois.