Violente rentrée.
Publié le 8 Novembre 2019
Violente rentrée.
Se Taire de Mazarine Pingeot raconte le viol d’une photographe de 20 ans par un académicien. Il raconte surtout sa vie ruinée, du moins le trauma après ce drame. Son incapacité à savoir quoi faire et à dire, et quelles décisions prendre dans un cas pareil. Elle qui vient d’un milieu favorisé n’en est pas moins dominé. Ses tentatives de reconstruction avec un autre homme d’origine égyptienne, son divorce…
Mathieu Deslandes et Zineb Dryef remontent le temps pour découvrir un secret de famille : L’arrière grand mère de Mathieu Deslandes a été violée en aout 1922 lors d’un bal comme trois autres femmes. Consentement de l’époque ? Ce livre cherche une vérité et ce qui s’est passé après pour les enfants de ces viols. Soir de fête chez Grasset. https://www.youtube.com/watch?v=HdLtRIZ63N8
Oubliez les polémiques cinq minutes et lisez Yann Moix dans Orléans, village tout prés de Soigy, ou se déroulent les faits du roman précédent. Orléans raconte le tabassage d’un enfant. Lui ? Peu importe. Ce qu’on sait c’est que la littérature est une consolation pour Yann. Gide, Giraudoux, Bataille deviennent des alliés pour survivre aux coups et aux abandons de ses parents. Ces derniers qui fabriquent un produit scolaire réussi humilient un enfant, qui devient un poil de carotte comme Jules Renard.
Dalie Farah elle aussi a pris des beignes pour payer la souffrance de sa mère. Vendredi est une jeune femme kabyle dont les soldats tuent le père et qu’on marie de force avant qu’on l’exile à Clermont-Ferrand. Elle subit des grossesses non désirées, vit une existence en marge et travaille au corps sa fille, qui devient brillante à l’école. Ce récit raconte sans pathos les moyens mis en œuvre pour se libérer de sa mère. Il y a un peu d’Alice Zeniter dans ce roman. Et puis l’école qui sauve une fille venue de l’immigration. Impasse Verlaine Chez Grasset.
Papicha de Mounia Meddour est encore au cinéma. De jeunes étudiantes se battent contre la montée de l’islamisme dans les années 90 en Algérie. Les hommes leur enjoignent la réclusion pour les protéger et pour éviter qu’elles ne se fassent tuer. Ils deviennent complices du FIS, lui même dans les mêmes dispositions que le FLN : enfermer les femmes, frustrer les deux sexes, asseoir le pouvoir de quelques uns.
