Burka sociale

Publié le 7 Mars 2011

Cette petite phrase, je l'entends de plus en plus souvent. Certes, parce que je suis quelque peu susceptible quant à la place des femmes dans notre société et que j'ai légèrement tendance à fusiller du regard le premier gros lourd qui ne débarrasse pas spontanément la table après le café, faute de pouvoir l'envoyer méditer sur son manque de prévenance à l'île du Diable jusqu'à ce qu'il soit suffisamment vieux et sage pour jouer à la corde à sauter avec son scrotum, j'ai une certaine réputation de grosse chieuse extrémiste dans mon entourage. Mais soyez convaincus, tous autant que vous êtes, que dans les faits, effectivement, je voudrais avec chaque fibre de mon mètre soixante de féminité exacerbée qu'il ne soit plus nécessaire de perdre autant de temps et d'énergie dans de foutus combats d'arrière-garde. J'aimerais même carrément que l'on puisse annuler la centième édition de la journée de la femme, la semaine prochaine, qu'il ne soit plus nécessaire de rappeler que depuis tout ce temps, on tente de faire en sorte que naître femme n'ait pas plus d'incidence sur le déroulement de notre existence, sur ce que nous pouvons souhaiter ou espérer de la vie que de préférer les pompes marron plutôt que noir. Oui, j'aimerais beaucoup pouvoir consacrer mon énergie à d'autres combats qu'à celui-là. Pourtant, je continue.

 

La suite c'est sur le MONOLECTE  d'Agnes Maillard. 

Rédigé par Louise Mitchell

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