El barranco
Publié le 1 Avril 2013
Le Ravin de Nivaria Tejera, traduit de l’Espagnol par Claude Couffon, la Contre
allée, 18.50 euros, 2013
On a beaucoup écrit sur la guerre d’Espagne. C’est la période historique à propos de laquelle on a le plus écrit.
Le ravin...c'est comment dire...Ce ne sont pas de ces livres de Patricia Cornwell ou Suzanne Collins, ces ménagères ménopausées dépressives écrivant toujours sur le même filon foireux, ou encore Michael Crichton, climato scéptique de mes deux, ou Ken Follet, technicien froid du supsense qui envahissent les panneaux des gares Il me sortent par les yeux, les Musso, les Levy, jouant les amoureux transis aussi insipides que pauvres de style.
Assez de voir les pochettes de Werber qui depuis ces putains de fourmis nous envoie dans toutes les galaxies du monde, assez de supporter les monstrueux frères Bogdanov, l’ affreuse gueule rongée de névrose d’Amélie Nothomb qui vomit un roman par an, à date fixe. Ouais tous ceux là avec leur roman calibré, bien foutu, tête de gondole, vendu avant d’être écrit.
Si vous en avez marre de ces usurpateurs, commencez le roman de Nivaria Tejera, parce que ce n’est pas facile à lire, le roman d’une petite fille folle de son père arrêté par ses ordures de franquistes à la Laguna ( capitale d’une des îles des Canaries), parce qu’il va falloir décrocher cinq minutes de votre vie pour plonger dans ce beau livre, qui de plus est bien imprimé, sans couverture aguichante, (c’est le moins qu’on puisse dire, voyez la couv). La composition est
Equilibrée, l’impression encre est bonne. La guerre d’Espagne a commencé aux Canaries mais elle n’a jamais fini.
Comment la guerre commence., vous le saurez avec ce livre. Et brûlez moi ces romans de gare.