Franz Broswimmer. Une brève histoire de l’extinction en masse des espèces. Agone. Eléments.
Publié le 25 Mars 2010
Alors que le
Japon a refusé l’interdiction de la pêche au thon Rouge, l ‘essai en question rappelle que la mégafaune a été exterminée au Pléistocène, que « l’Afrique a perdu le buffle, le gnou et l’hipparion géant » que vous ne verrez plus jamais d’ours
cavernicoles ou de smilondons (tigres à dents de sabres) « Comme les ruines d’un château médiéval, la nature contemporaine est un simple
vestige de sa gloire passée. » affirme ce biologiste de l’université de Hawaï. Une raison de s’en soucier ? L’irréversibilité des extinctions. Si des causes naturelles ont fait
disparaitre les dinosaures ; désormais l’homme accélère le rythme du génocide. Les bisons étaient abattus pas une vedette du cirque qui tirait les animaux « pour s’amuser », les
Maoris en finissaient avec les Moas : et comme disait la chanson « Pas de moas, pas de moas dans la vieille Aoteaora. On ne peut les attraper,
ils les ont mangés. Ils sont partis et il n’ y en a pas ! » En 1938 les chinois dynamitent une digue, ruinant l’écologie de trois provinces, pour stopper l’avancée japonaise.
Dans cette brève histoire, traitant de l’enclosure comme de la guerre moderne, l ‘auteur soutient que l’absence de démocratie économique porte en elle l’écocide mondial.
Mars 2010. Préface de Jean Pierre Berlan. 12E. 257 pages.