HIP HIP HIP URIBE!

Publié le 17 Juin 2011

L'ex-président colombien quitte la fac de MetzL'ex-président colombien quitte la fac de Metz

 

Nous en avions parlé sur ce blog il y a quelques semaines:

METZ - Alvaro Uribe a mis fin à une collaboration avec l'École nationale d'ingénieurs de Metz (Enim) où il exerçait comme professeur invité, depuis mars.

Alvaro Uribe à son arrivée à l'ENIM de Metz, le 2 mars 2011, pour une conférence sur le développement économique en Amérique latine. (photo: DR)

«L'ancien président de la République colombienne n'a pas souhaité continuer à intervenir (NDLR: à l'Enim) dans un cadre manipulé par une faction d'extrême gauche ayant porté, sans preuve, le discrédit sur son mandat», a précisé la direction de l'établissement universitaire dans un communiqué. «Le contrat de M. Uribe en tant que professeur invité a été arrêté début avril», a ajouté la direction.

Une manifestation contre le recrutement de M. Uribe à l'Enim, programmée avant l'annonce de la décision de l'établissement, devait avoir lieu devant la préfecture de la Moselle à l'appel d'une quinzaine d'organisations, syndicats et partis politiques.

Un recrutement critiqué

Le recrutement en février de M. Uribe, qui avait donné son premier cours en mars sur le développement économique de l'Amérique latine, avait été vivement critiqué, notamment au Parlement européen (PE). Une lettre de l'eurodéputé allemand Jürgen Klute (Die Linke), signée par une trentaine de ses collègues, dénonçait un mandat présidentiel (2002-2010) «caractérisé par les violations systématiques des droits de l'Homme, l'impunité et la corruption».

Début avril, une responsable de la sous-commission des droits de l'Homme du PE, Marie-Christine Vergiat, s'était rendue à Metz pour critiquer sévèrement la gestion de l'Enim par son directeur, Pierre Padilla. Elle avait cité un rapport de l'Éducation nationale faisant état, selon elle, de «clientélisme» et de «mauvaise gestion des ressources humaines». Le 17 mars 2009 à Bogota, M. Uribe avait octroyé à M. Padilla la citoyenneté colombienne «en reconnaissance des services rendus à ce pays et à l'amitié franco-colombienne».

 

Rédigé par Louise Mitchell

Publié dans #Soudamerica

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