Lordon, Pétrole algérien, Victor Serge...
Publié le 7 Octobre 2010
S’il te reste assez de jugeote pour t’enquiller un manuel d’économie qui prend comme base le Conatus
spinoziste à l’aune de l’analyse marxiste, il ne fait aucun doute camarade qu’en lisant précautionneusement le dernier babillard du professeur Lordon, tu t’ouvriras les chakras sur la question du
salariat, largement consenti de nos jours par not prolétariat gavé d ‘eaux bénîtes télévisuelles et qui n’aspire qu’ à voter socialo quand il est malade et extrême droite quand il trouve son
jardin trop petit pour passer la tondeuse : Capitalisme, désir et servitude ,
c ‘est à la Fabrique où l’on sort aussi un entretien entre Daniel Bensaid et
Fred Hilgeman qui se jacte Tout est encore possible. A la lecture on se demande vraiment pourquoi car il n’ y rien qui vaut vraiment le détour dans ce petit livre. La mort de Daniel Bensaid ne justifie pas la
publication de tout ce qui a trait à lui. On relira par contre son Marx Mode d’emploi qui
reste le seul livre drôle et instructif sur Marx pour les fainéants. Ne reculant devant aucune nuit blanche, tu te diras : pourquoi ne pas lire Histoire du pétrole Algérien
d’Hocine Malti. L’avantage c’est que le gonze, sil ne fut pas manard pour extraire cette purée infâme, en fut un des ingénieurs.
Cette tronche connaît donc tout aussi bien les manettes à actionner pour forer dans le désert saharien que l’histoire mouvementée du pétrole. La poule aux œufs d’or naquit en 1956, rappelle
toi ! Pour te mettre dans le bain l’ami, il t’annonce que si l’Algérie n’avait pas de pétrole, elle n’aurait pas de guerre aussi longue. Le
gouvernement français voulait même séparer les puits du Sahara avec le reste du pays. Le meilleur pour
la fin c’est les nécros de Victor Serge dans le canard la Wallonie, où il tire à boulets rouges sur la patrie stalinienne, la trahison des cocos en Espagne et nous raconte le bon temps (c’est
selon) des assassinats des Rouges contres les Noirs et tutti quanti. Retour à L’ouest chez
Agone.