Poésie de glaise sur Tarnac
Publié le 25 Mai 2010
Jean-Marie Gleize. Tarnac, éditions Contrepied. 2009.
Un poète pour Julien Coupat.
« J’ai décidé de choisir mon dialecte, j’utilise pour écrire les accidents du sol » Son langage est celui des communistes car « l’inégalité est la première réalité solide » Gleize incite à la construction de cabanes : « Il faut construire des cabanes » car ces constructions enfantines sont le seul temps éprouvé de l’auteur. Un temps ardoise.
Gleize se perçoit dans le combat, dans l’agone, comme dans le polémos : « Faire de chaque phrase un poste de tir » franc tireur d’une poésie qui ne correspond pas aux canons de la poésie. Il travaille sur le lieu, et cet endroit c’est alors Tarnac, « un village dans la forêt »
Ce rapprochement avec Tarnac vient peut-être de ce gout de l’émeute, du renversement : Le mot "émeute" contient à la fois l'émotion, le moment, la dimension subversive et révolutionnaire, le fait que la formule est destinée à bouleverser, à faire bouger les choses, à les désintégrer, à les faire éclater, à les faire se redisposer autrement. Il y a dans l'écriture une dimension "émeutive". Si l’émeute est ce corps à corps émotif, on attend avec impatience ce rendez-vous amoureux du peuple avec le pouvoir.