Ronald Creagh

Publié le 7 Mars 2011

couv_1838.jpgUtopies américaines, expériences libertaires du 20éme siècle à nos jours

Avec Ronald Creagh, sociologue, historien et spécialiste de la civilisation américaine, auteur du livre " Utopies Américaines ".
 
jeudi 24 MARS 2011 à 19h45

amphithéâtre 3 Faculté Gergovia, 29 Bd Gergovia - Clermont-Ferrand

Conférence-débat organisée par la CNT-AIT63 et FA63. Suite à l’exposition "Les journéesLibertaires Espagne36, à nous de les faire revivre !!’’. En collaboration avec ’’LALIBRAIRIE’’ une séance de dédicace aura lieu en fin de conférence. ( lalibrairie-clermont@orange.fr )

Du voyage du socialiste gallois Robert Owen en 1825 aux premières communautés fouriéristes, des mouvements contestataires des années 1960 à l’écologie et aux groupes punks ou lesbiens, les États-Unis ont abrité nombre de communautés utopiques. Souvent installés comme jadis les moines dans des paysages magnifiques et isolés, mais aussi dans l’hôtel d’un village de l’ancienne Réserve de l’Ouest ou exploitant une mine de charbon sur leur territoire, ces groupes mettent à l’épreuve une volonté de vivre en dehors de la logique de la société dominante.

En revenant sur près de deux siècles d’expériences communautaires, Ronald Creagh lève non seulement le voile sur un phénomène méconnu et toujours actuel, mais le réinsère parmi les tentatives de lutte contre un système omnipotent, ouvrant une autre voie, originale et non exclusive, vers l’émancipation sociale.

Contacts : cntait63@gmail.com abelpaz.fa@laposte.net

 


 

ET si tu veux mon avis...dans TEAN j'avais écrit cela...Les utopistes anarchistes ou socialistes ont également été tentés outre-Atlantique par l’expérience du retour à la terre. Ronald Creagh, professeur émérite à l’université de Montpellier, en avait déjà fait un livre en 1983. 

Cette réédition le prolonge. Ce spécialiste de l’anarchisme remonte ainsi aux premières expériences de communautés au XIXe siècle, comme celle de Skaneateles dans l’État de New York qui se voulait communiste et était dirigée par un homme, Collins, aux opinions anarchistes et religieuses. 

À cette époque plusieurs communautés, dont certaines étaient inspirées par le spiritisme ou le végétarisme et d’autres très en avance sur la défense de l’environnement, vont naître et bien vite mourir. Ronald Creagh explore quelques-unes de ces utopies avant de revenir vers Thoreau et sa désobéissance civique et Josiah Warren, oublié de l’histoire alors qu’il fut aussi un insoumis et un révolutionnaire pacifique important dans le mouvement américain. 

Chronologiquement, l’auteur avance jusqu’à la naissance de l’anti-pédagogie et aux expériences de Ferrer. Le lecteur novice trouvera sûrement plus de liens avec sa propre histoire dans les sixties qui virent une explosion inégalée de communautés sur le territoire nord-américain : elles naissent par milliers, attirent des jeunes refusant la guerre du Vietnam et la société de consommation. 

D’après Creagh, il n’y aurait aucun rapport entre l’économie et la création de ces micro-sociétés. Leur maintien serait dû à une recherche du consensus, une entente cordiale qui semble difficile à trouver. Ronald Creagh ne donne pas de réponse sur le « succès » de ces expériences, se bornant à constater qu’au sein même du mouvement anarchiste, certains n’auraient pour rien au monde quitté les villes. Et au NPA
?

 

Rédigé par Louise Mitchell

Publié dans #Fantasmes révolutionnaires

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