Sanglier en liberté.
Publié le 21 Avril 2010
Beaucoup de Corses pour rien. (Histoire des animaux)
C’est Corse Matin qui nous l’apprend : Un sanglier, forcement sportif, nageait entre le continent et la Corse avant d’être repêché par les valeureux et désœuvrés sauveteurs de la SNSM, au large de Marina Baie des Anges. Baie des Anges mais pas des cochons. On est pas chez les Cubains. Derechef, on le hisse à bord, non sans mal, et on l’expédie en ville , où l’on ne sait pas quoi en faire sur terre. Eh oui! Un nageur pareil ! « On ne pouvait pas non plus le laisser à l’eau. Tôt ou tard il serait revenu à terre… » Cet ongulé épris de liberté ne laissa pas une minute de répit à ses geôliers. Alors, les bons samaritains font appel à un vétérinaire qui l’endort. Etre un animal libre et nager à sa guise ne semble plus possible de nos jours. Ou alors faut-il avoir sa carte de pêche, son tuba et les palmes. On ne pouvait le relâcher, même endormi car, il y avait un risque qu’une personne ne le consomme avant son réveil ! « Sans parler de la rage », ou de la grippe A, sait-on jamais ? Impossible de le mettre au zoo, ni de le faire garder une semaine chez de la famille;. En fin de compte la pauvre Laie, car c’était une Laure Manaudou ongulée, a été abattue, elle qui prenait simplement la Méditerranée pour sa baignoire. A moins que comme nombre d’espèces, elle ne fuie simplement le monde industriel et occasionnellement les Alpes Maritimes. L'animal n'a pas la chance de rencontrer le Nautilus. Cette histoire « insolite » a donc mobilisé une dizaine d’hommes, qui se sont ingéniés à sauver une bête pour venir in fine l’abattre à terre et à terme. Comme s’il était insupportable à l’homme et au gradé, en l’occasion un Commandant, de foutre la paix aux animaux. Ce n’est pas sans rappeler la vache du Puy en Velay qui s’était enfuie de l’abattoir, et que la gendarmerie a liquidé comme on liquida Jacques Mesrine en 1979, par surprise. Lui aussi avait la rage.