Visite du magasin CQFD
Publié le 2 Février 2011
Chers amis,
Un petit tour du propriétaire s’impose. Suivez-moi, je vous en prie. Comme vous pouvez le constater, CQFD a pignon sur rue : ses locaux sont au rez-de-chaussée, dans le centre-ville de Marseille, à deux pas de la Canebière. Entrons… Sur la gauche, vous avez quelques piles du numéro en cours et, derrière, des exemplaires plus anciens.
– Et le bordel, là ?
– Voilà, des exemplaires plus anciens… Mais poursuivons : sur ces étagères, ce sont les archives, et derrière ce petit bar sont entreposés les stocks de notre prestigieuse maison d’édition, Le Chien rouge. Juste après, sur la droite, derrière le grand écran, se trouve le Broussaille, Georges de son prénom. Bonjour, Georges.
– Hé, mon vier, c’est qui ces glands ?
– Hmm… Ce sont les collaborateurs du journal, Georges. Voilà… Salarié ici pour 600 bons gros euros par mois, le Broussaille se charge de tout le secrétariat : il honore les commandes, traite le courrier, gère les stocks en tout genre et assure à chaque numéro, sans coup férir, le billet de haut de page 6.
Un peu plus loin, sur la gauche, devant l’i-book, c’est Gilles Lucas. Journaliste et membre du comité de rédaction, lui aussi empoche tous les mois 600 euros qu’il dilapide sans compter. En face, derrière le bureau noir, c’est le Maliet, et…
– Holala, il a grossi, dis donc !
– Berth, je vous en prie… Lucas et Maliet sont tous deux secrétaires de rédaction et, avec le Broussaille, assurent au quotidien le bon fonctionnement du journal. À certaines périodes, ces locaux, cette ruche bourdonnait bien davantage… Mais quelques-uns des plus proches camarades de la rédaction ont pris leurs quartiers d’hiver : qui pour écrire un livre, qui pour – enfin ! – gagner sa vie, qui pour écrire un livre, et qui pour écrire un livre. Mais, rassurez-vous, ils ne sont jamais bien loin. En période de bouclage, les bureaux bruissent à nouveaux de mille activités erroristes. On y trouve pêle–mêle, et à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, le camarade Le Guen à la réécriture, l’Istria à la maquette, en alternance avec les frangins Dubost, le Arraitz à la der, Lamoulère à la photo, le Bostan à l’urbanisme, Lassimouillas à la correction (parfois sévère, mais toujours juste…), la Volcler au site Internet, le Rémi au dessin, la Cazaux aux colpos, le Goby au style si particulier, la Simonian à la compta, le Ouannou au stage, le Reynaud à la présidence… Et, bien souvent, tout ce petit monde à l’apéro !
Et puis, il y a vous, vous qui turbinez, perruquez parfois, pour que CQFD sorte, beau et fier, vengeur, délicieux, exquis même, tous les mois, en kiosque, virgule.
– À propos des ventes, justement ?
– On y arrive, merci pour cette excellente transition. Ce n’était point Byzance, mais le compte bancaire journal a connu une période relativement stable après l’appel « L’abonnement ou l’abandon » (www.cequilfautdetruire.org/spip.php?article1776) auquel les lecteurs ont répondu en masse… Mais c’est déjà de l’histoire bien ancienne : malheureusement, tous ne réabonnent pas, et certains omettent d’acheter le journal régulièrement. Le compteur affiche actuellement 2 500 abonnés, et autant de ventes en kiosque. De plus, Presstalis (ex-NMPP) ampute depuis novembre dernier leur chèque mensuel de 30 % pour cause de révision de leurs barèmes !
Mais ce n’est point quelques déboires financiers qui vont clouer les babines des erroristes du Chien rouge ! Cela fait bientôt huit ans qu’ils mordent et tiennent, moulent et fourbissent (www.cqfd-journal.org/Moudre-et-fourbir) et ferraillent contre l’air du temps. Et la gnaque étant toujours là – preuve en est l’excellent supplément urbanisme du mois dernier, n’est-il pas ? –, la chasse aux lecteurs est relancée de plus belle et de mirifiques projets pointent le bout de leur nez : des hors-série à thème, des recueils de dessins… Et un excellent numéro 86 à finir de toute urgence !
– Alors, planning ?
– Planning !