L 'Horreur pour Aurore

Publié le 10 Janvier 2011

 272920_manifestation-aurore-ma-8910287_460x306.jpg Volé sur TEAN  organe du NPA: j'ai coupé le verbiage...

 

Jeudi 16 décembre, la Cour de
cassation a rejeté le pourvoi
d’Aurore Martin. Le transfert
d’Aurore aux autorités espagnoles
peut désormais intervenir
à tout moment. Elle risque douze
ans de prison pour s’être exprimée
politiquement, en tant que membre
de Batasuna, organisation
de la gauche abertzale (nationaliste
basque) qui est
interdite en Espagne mais
tout à fait légale et légitime
en France.


De fait, ces activités terroristes ne
sont rien d’autre qu’une expression
politique en réunion, meeting,
conférence de presse.
Aurore est en effet poursuivie
pour avoir participé, en tant que
membre de Batasuna, à une conférence
de presse et trois réunions
publiques tenues au Pays basque
Sud (État espagnol) dans la période
2006-2007, durant la dernière
trêve de l’ETA.
Cette décision prise par le tribunal
de Pau, confirmée par la Cour
de cassation, est de fait politique.
Alors que la gauche abertzale agit
et s’exprime en faveur d’une résolution
démocratique, pacifique
et politique du conflit au Pays
basque, les États espagnols et français
accentuent la répression.
Ce que Madrid appelle « la lutte
antiterroriste » lui sert :
- de prétexte pour nier ce droit élémentaire
qu’est le droit à l’autodétermination
pour le peuple basque,
c’est-à-dire le droit d’être consulté,
le droit de choisir son destin,
- comme instrument de diversion,
comme instrument de division
entre travailleurs basques et non
basques, face aux mesures d’austérité
particulièrement fortes prises
par l’État espagnol. Comme les
autres États au service des grands
groupes financiers et industriels, il
fait payer la crise au monde du travail
tout en essayant de masquer la
politique qu’il mène.
L’État français, lui-même
bien avancé en matière
de politique sécuritaire,
marche main dans la
main avec l’État espagnol.
Il faut voir dans cette
application du mandat
d’arrêt européen (MAE)
à Aurore Martin un dangereux
précédent qui
ouvre la voie : non seulement
à son application
à d’autres militants
basques de nationalité
française, avec l’objectif
de l’illégalisation de
Batasuna au Pays basque
Nord, c’est-à-dire dans
l’État français, mais
encore à tout militant politique,
syndical, associatif de l’espace
européen particulièrement en cette
période de crise.

Comités NPA d’Anglet et Mauléon

Rédigé par Gora tapoil

Publié dans #Gorgones socialistes

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