Cousteau. Le monde du Silence.

Publié le 18 Décembre 2009

C'est en lisant Le lièvre de Patagonie de Claude Lanzmann, sur lequel je reviendrais plus longuement, que j'ai découvert un des aspects d'un type que tout le monde adorait en France, je veux dire le commandant Cousteau. La mer, l'exploration sous marine, sans un sourire, c'était lui. Sa voix nous serinant la calypso, en nous montrant des baleines, encore lui. Le Scaphandre autonome c'est Jacques Yves! La découverte de l'épave du Britannic, encore lui.

Cousteau aimait les crétacés mais pas les juifs apparemment.
Lanzmann, qui est juif comme chacun sait, et qu'il a réalisé le documentaire Shoah, après avoir été journaliste pour Elle, doit écrire comme nègre le récit d'une plongée qu'il réalise sous la direction de Cousteau. Ce dernier est sombre avec lui, et peu aimable. Des années plus tard, il l'ignore même en le croisant. Le frère de Cousteau, collaborateur notoire et pilier de "Je suis partout"(un peu comme son frère bien plus tard) avait échappé de justesse au peloton d'exécution à la libération.

En 1998, alors que le Commandant vient de s'éteindre , et au moment de son remplacement à l'académie par Eric Orsenna, ce vil serviteur de l'état qui fait de la grammaire, France soir sort en Une une lettre de Cousteau de 1942: " Ne t'en fais pour l'appartement, les juifs sont raflés, nous n'aurons que l'embarras du choix". 
Le monde du silence, vous connaissez? 

Rédigé par Rahan

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