Publié le 8 Novembre 2014

C'est ici: http://jefklak.org/ où comment des manifestants pacifiques ou pas se font canarder dans le Tarn.

« On est venus par ces petites routes du Tarn, et on est tombés sur ces croix plantées pour les arbres morts. » Françoise a vécu dix-sept ans à Saint-Antonin-Noble-Val, non loin d’Albi, avant de déménager vers la Provence. Membre de l’association Mutz Vitz, qui fait transiter du café zapatiste des communautés libres du Mexique jusqu’en France, c’est lors de discussions avec ce réseau qu’elle a décidé de répondre à l’appel à manifester le 25 octobre contre le barrage de Sivens.

Sur place, « c’est la désolation, du bois déchiqueté, et tout au bout, la fameuse grille » où eut lieu le mortel affrontement avec les forces de l’ordre. « Derrière les grilles, il y avait les CRS », sous le prétexte qu’un Algeco de chantier avait pris feu la veille. Après plusieurs semaines de violences policières, dans l’après-midi du 25, « les plus remonté-e-s des opposant-e-s ont dit : “On va les faire reculer !” ». En même temps, l’occupation festive continuait, avec une cantine vegan, des petits stands, et les paysan-ne-s resté-e-s après une transhumance de 150 brebis en soutien aux occupant-e-s.

Dans un autre domaine, un beau billet d'une inconnue:

Du caractère polymorphe et multicolore du relou en milieu urbain

"Non mais qu’ils ne respectent pas les femmes chez eux, c’est leur problème, mais ici, on est en France"

" Je suis pas raciste, mais j’en ai marre de me faire draguer dans la rue! "

" C’est dans leur culture, ils n’ont pas le même rapport à la séduction".

Ces déclarations n’ont pas particulièrement été tenues par des membres du FN ou même des personnes se disant (se pensant) racistes. Non. Ce sont des déclarations que j’ai entendues, que j’entends régulièrement, dès que l’on parle de harcèlement de rue.

Parce que, comme en parlait récemment un article de rue89, c’est un fait : pour beaucoup de personnes, y compris les victimes de harcèlement de rue, les agresseurs de rue ne sont que des mecs de banlieue, de cité, de quartiers populaires. Que des immigrés, des fauchés, des lascars, des cailleras, des ouaich, des rebeus, des renois… Je parle souvent de harcèlement de rue, avec beaucoup de personnes. Et la récurrence des déclarations précédentes m’attriste. la suite sur son blog : As Clemmie Wonders

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Rédigé par Louise Mitchell

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Publié le 31 Octobre 2014

A lire s'il vous reste 5 euros, dans le Diplo du mois de novembre de ce mois-ci. Un apercu de l'écologie radicale en France...et des ravages écologiques dans le monde. (autour de six ouvrages)

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Publié le 31 Octobre 2014

Une tribune sur Reporterre sur le Burkina Faso de Sankara.

Burkina

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Publié le 31 Octobre 2014

(Vous n’avez pas encore trouvé le secret

D’obliger tous les riches à faire travailler tous les pauvres !

Vous n’en êtes donc pas encore aux premiers éléments de la police.

Voltaire

Les embellissements de la ville de Cachemire.)

Samba sur Mos Maiorum.

Curieuse coïncidence que de voir en avant première le film Samba racontant le quotidien d’un sans papiers sénégalais et d’imaginer le calvaire de milliers de migrants dépourvus de ces fameux sauve conduits pris en chasse à partir du 13 octobre 2014 avec l’opération de capture européenne Mos Maiorum. Dans l’ordre cynégétique, ces chasses sont passées des mains de l’homme à celles de l’état. La prédation est même devenue universelle avec les drones. Grégoire Chamayou, philosophe qui a travaillé la question des chasses à l’homme qui est au cœur du film écrit : « L’acte fondateur des chasses policières est la chasse aux pauvres, aux oisifs et vagabonds au XVIIème siècle et à défaut d’éradiquer la pauvreté, il faut rendre les pauvres invisibles. » Avec ça la farce est moins drôle.

Le film d’Olivier Nakache et Eric Toledano, projeté lundi soir à Ambert dans le Puy de Dôme fait froid dans le dos à bien des égards. Enrobé dans une histoire d’amour entre Charlotte Gainsbourg, une jeune cadre supérieure qui a essuyé un Burn out et Omar Sy, un travailleur sans papier, celle ci apporte un secours juridique à des étrangers au centre de rétention de Vincennes. On côtoie une réalité qu’on retrouvait dans le récit de Mahmoud Traoré et Bruno le Dantec[1], cette vie souterraine de traque, de passage, une vie d’intouchable. Samba possède cette capacité qu’ont les comédies de rendre l’Etranger assimilable par le plus grand nombre et de faire connaître une réalité ignorée de Monsieur Tout le Monde. L’avant première à Ambert est à cet égard aussi étrange. Le territoire est enclavé, c’est un écrin de verdure où les habitants cultivent l’image de la fourme en se souvenant qu’ils ont travaillé le papier et le chapelet. Cette sous-préfecture avec sa mairie ronde moquée dans les Copains, connaît un faible nombre d’étrangers. Pour la population enracinée ici, les seuls nouveaux étrangers sont quelques familles turques qui ont réussi à trouver du travail en montant des entreprises de rénovation de facades. C’est d’ailleurs leur réussite qui les a rendus visibles et donc potentiellement dangereux. Hasard du calendrier, la ville a d’ailleurs accueilli ses nouveaux venus le même jour : « Ecossais, néerlandais, tourangeaux, marseillais, bretons même, ils ont tous été accueillis à bras ouverts en Livradois. » par la nouvelle mairesse de la ville. Européens, français, le choc n’est pas au rendez vous. Ils ne sont que 355 étrangers sur 11095 d’après l’INSEE. Avec Samba c’est autre chose, c’est un sénégalais, un noir. On en voit peu, voire pas du tout à Ambert ni dans le canton. Ou alors l’été et c’est un musicien égaré d’un festival.

Lors de la séance du film hier, de droite ou de gauche, ils étaient donc venus voir ce film qui montre cette traque d’une bête noire dans Paris, dans une ville où les noirs reçoivent les métiers de plongeurs, sont au fond des cales, donc peu visibles. Une situation dénoncée par la CGT et la CNT-SO en ce moment dans les grands hôtels[2]. Dans le film le travail est distribué selon des critères arbitraires : les portugais seront carreleurs, les arabes et les noirs sur les chantiers mais les travaux périlleux donnés en aumône aux brésiliens par exemple. L’ami de Samba, Wilson, est algérien et depuis des années se travestit en brésilien pour faciliter les rencontres et débusquer du travail d’esclave. Les réputations collent à la peau. A Ambert, les Turcs refont les façades, tiennent le kebab et peu d’entre eux accèdent aux emplois en usine qui sont encore réservés plutôt aux prolétaires blancs.

Dans la presse grand public on titre à propos de Mos Maiorum : « Coup de filet » lors qu’il s’agit d’une opération policière visant à traquer des hommes sur le seul motif qu’ils ont fui un pays pour des raisons économiques ou politiques. Le coup de filet dans le jargon policier signifie qu’il y aura grosse pêche. Pourtant rien n’indique dans Mos Maiorum que le dessein de l’opération soit la capture d’étrangers. Cette chasse à l’homme reprenant les mots de Grégoire Chamayou[3] s’appuie sur un verbiage à l’antique latinité, pour causer des souffrances à des travailleurs qui subissent déjà l’injustice d’être sous payés, maltraités et mal logés dans un pays où le gouvernement les a décrétés indésirables. Samba le héros du film est payé 50 euros pour une nuit de gardiennage où il est tabassé et ne reçoit finalement pas son pécule. La survie dans la capitale exige des préventions inouïes, outre être en règle à tout moment, il faut faire illusion, comme porter le magazine Cheval sous le bras.

Sartre dans la Critique de la raison dialectique soulignait que l’individu traqué ne pouvait sortir du cercle qu’en déchiffrant ses propres conduites : « Cet acte que je vais faire, c’est justement celui qu’ils attendent de l’objet que je suis pour eux. »

Lors de l’émission de Nagui sur France Inter le 13 octobre, l’animateur a bien tenté de rendre léger le sujet, de faire passer ce film pour une comédie. Leïla Kaddour-Boudadi intervenante de l’émission voulait faire entendre mordicus que Mos Maiorum, mœurs des anciens était une opération « dégueulasse », « C’est une chasse aux migrants, on peut parler d’une rafle , une traque. » Cette subite intrusion du réel dans une émission de divertissement a été prompte à nous couper l’appétit. Heureusement Nagui et son invité ont su nous détourner de ce sujet brulant.

L’opération pilotée par Frontex durera deux semaines pour déterminer les pistes des migrants et de leurs passeurs comme s’il suffisait de couper les tentacules des réseaux pour que cessent d’arriver les « barbares, ces gens de rien. » La Cimade a pris les devants en diffusant des documents en plusieurs langues prévenant les migrants de l’opération. Le Pasteur Marc Boegner, président de la Cimade lors de son entrevue avec Pierre Laval en 1942 rapporte ce court dialogue : « Ferez-vous la chasse à l’homme ? lui demandai-je – On les cherchera partout ou ils sont cachés » répondit le chef du gouvernement. Un dialogue dont Eric Zemmour n’a pas eu connaissance, semble-t-il.

Assimiler les réfugiés à des criminels est une technique aisée pour les gouvernements. Cela n’a pas marché à Barre des Cévennes où un village se bat pour accueillir des réfugiés tchétchènes et sauvegarder son école.[4] Même si un habitant récalcitrant subodore que le réfugié puisse être un criminel, la réputation des Tchétchènes n’est plus à faire depuis Poutine.

Grégoire Chamayou explique que le renversement des positions est un motif classique des récits lorsque le chasseur devient proie. Comme l’écrivait Bakounine, « Il ne s’agit pas d’inverser les rapports de prédation mais de les abolir. »

Gardons en mémoire que dans la hiérarchie des étrangers, le bohémien transformé dans l’image vulgaire aujourd’hui en Rom est le plus indésirable.[5] Lui n’a même pas sa place dans le panthéon des esclaves. Exclu parmi les exclus, il vit en bidonville dans une relégation médiévale. Ce qui fonde le droit d’expulsion et donc de chasse n’est pas sur ce qu’a fait l’autre mais sur ce qu’il est. Le droit à la prédation pour l’Etat se fonde sur un droit naturel dans les chasses aux juifs, aux pauvres, ou aux peaux noires.

Dans l’ordre des chasses contre-insurrectionnelles, la Semaine Sanglante est un paroxysme de cette chasse aux ouvriers, de ceux qui ont osé affronter le pouvoir. De la commune de Paris aux assauts de Ceuta, les rebellions à ces chasses et enfermements ne laissent pas les Etats tranquilles.

Difficile de croire que Samba est une comédie quand la mort atteint le Sans-papiers le plus démuni, celui qui justement a mis des années à passer les frontières pour être arrêté gare de Lyon, celui qui passera des semaines en camp de rétention à Vincennes et mourra noyé dans un canal après une poursuite policière. Une histoire tragique qui n’est pas rare comme celle de Baba Traoré, noyé dans la Marne en 2008. Comme si l’obtention des fameux sésames devait couter des vies. Qui se rappelle de l’enquête prodigieuse de Günter Wallraff en 1985 où ce journaliste allemand s’était grimé en ouvrier turc. Tout le monde se souvient de la piètre qualité des hamburgers Mac Donald mais pas de la condition faite à un étranger. Ali ne parvient pas à se faire servir un café, Ali insulté au meeting de Strauss de la CSU, Ali travaillant dans l’amiante aux garniture de frein près d’Hambourg. Günther Wallraff raconte comment il était difficile il y a trente ans d’aimer, de se loger et de travailler pour un étranger. Le travestissement en chrétien, en un autrui convenable ne suffit pas non plus. Le film Samba souligne en creux le quotidien misérable des proies de la forteresse Europe.

Luce Sauvestre, candidate sur la liste Front de Gauche à Ambert défaite aux dernière municipales se dit déçue du film : « Il s ‘en tire bien mais c’est un peu gros ! » Elle a constaté que des gens de tous milieux étaient venus pour le coté distraction. Quelques notables de la ville étaient présents. Elle qui s’est intéressée à la question des étrangers à Ambert constate les difficultés de la communauté turque à s’intégrer.

Alors imaginons des milliers de passagers du métro avec le magazine Cheval.

[1] Dem ak Xabbar. Le Dantec et Traoré, éditions Lignes. 320 pages, 2012. 23 euros.

[2] Goby Christophe, Les mains dans le luxe, CQFD 123, juin 2014.

[3] Grégoire Chamayou, Les chasses à l’homme, la Fabrique, 2010,248 pages, 13 euros. (Un grand merci à son travail.)

[4] Emission comme un bruit qui court, Charlotte Perry, diffusion le 11/10/14, France Inter.

[5] Roms et riverains, une politique municipale de la race. Eric Fassin, Carine Fouteau, Serge Guichard et Aurélie Windels, La Fabrique, Paris, 2014, 227pages, 13 euros.

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Rédigé par Louise Mitchell

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Publié le 3 Septembre 2014

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Publié le 19 Août 2014

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Publié le 12 Août 2014

Carnaval ?

L' histoire: Le premier tagueur a écrit: " Il n' y a pas beaucoup de combat pour" Un autre a continué: "le carnaval !" Ceci dans une rue de Marseille en avril après les événements mémorables de mars 2014.

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Publié le 20 Juillet 2014

Numéro d’été, avec un supplément de 16 pages : rencontre avec Cynicom, bédés, nouvelles, fiches cuisines, playlists... Tout pour passer un été à l’abri de l’ennui !


En Une : Déstockage massif par Cynicom.

Dossier école

Vivement la rentrée des classes ! > « Éduquer, ce n’est pas remplir un vase ,c’est allumer un feu », disait un certain Montaigne (un rappeur sans doute ?). Enseignant depuis 1995, Grégory Chambat participe à la revue N’Autre école, publiée par la CNT Éducation qui explore les chemins buissonniers d’une « révolution sociale, éducative et pédagogique », et plus récemment au site Question de classe(s) qui fonctionne comme une agence de presse afin de donner des outils à une pédagogie socialement critique, ancrée dans le quotidien des enseignants, des agents de l’éducation, des parents et des élèves. Oral de rattrapage pour les cancres de CQFDavec un pédagogue de combat.

De l’école alternative… > L’éducation conditionne nos vies. Nous avons tenté de savoir modestement à quoi pouvait ressembler une école différente, hors des notes, des évaluations, des programmes, une école qui apprendrait la liberté. ÀTerre d’Éveil dans le Puy-de-Dôme, nous avons rencontré une expérience sociale débutante autour de la citoyenneté et de l’environnement. Alors, lecteur de CQFD, pose ta bière et range ton ballon… on retourne en cours jusqu’en septembre.

…à l’alternative à l’école > Il y a aussi ces parents qui prennent la décision de faire l’école à la maison. D’affreux cathos qui conditionnent leurs mômes à longueur de journée ? Des contestataires un peu perchés qui rejettent tout ce qui vient de la société capitaliste ? Ou des parents jaloux de l’épanouissement de l’enfant à l’intérieur du cocon familial ? Quelques rencontres en Haute-Loire avec ces « autres » parents d’élèves.

Les articles

Chiapas : Marcos est mort… Vive l’autonomie zapatiste ! > Le 24 mai 2014, le sous-commandant Marcos a annoncé sa propre fin : « Je déclare que je cesse d’exister. » Ultime pirouette d’une icône altermondialiste ou réelle avancée du sentiment collectif aux dépens d’un culte de la personnalité résiduel ? Quel sens donner à cette mort symbolique ?

Culture : De la monoculture en Avignon > À qui profite le festival d’Avignon ? Aux Avignonnais ? Aux compagnies ? Aux saisonniers de la restauration ? De la même manière que les nouveaux accords Unedic nuisent à tous, le festival repose sur une débauche de précarité. Par ricochet, une grève des comédiens met en lumière combien la ville est pieds et poings liés à l’industrie touristique. « Ce que nous défendons, nous le défendons pour tous », disent les grévistes. Pensent-ils si bien dire ?

Greenwashing : Des assises de la biodiversité en béton > Tout oppose le rouleau compresseur des aménageurs de territoire au fragile équilibre des milieux naturels. Lors des quatrièmes Assises nationales de la biodiversité les 23 et 24 juin à Montpellier, les bonimenteurs de l’ingénierie écologique ont tenté de muer bétonneurs en sauveurs des petites bêtes…

Extrêmes droites : La Nouvelle Droite dans la face > Depuis près de quarante ans la – plus tellement – Nouvelle Droite voudrait brouiller les schémas classiques de l’extrême droite à force de puiser des arguments dans la critique socialiste, anti-industrielle et écologique. Elle va jusqu’à titrer un numéro de sa revue Éléments : « La Nouvelle Droite est-elle de gauche ? », profitant des faiblesses de la gauche lâche et moribonde pour prétendre la doubler… sur sa gauche. Mais en grattant le vernis de la complexité intellectuelle réapparaissent vite les vieilles lunes anti-égalitaires et identitaires. Stéphane François qui a publié Au-delà des vents du Nord : L’extrême droite française, le pôle Nord et les Indo-Européens (PUL, 2014) revient sur l’influence réelle de ce courant.

Scène : Les artistes ne sont pas tous autistes, mais tous les autistes sont des artistes > CeBlanche Neige est un spectacle que peu verront. Joué en grande partie par des acteurs en situation de handicap mental, peu de salles lui ouvriront leurs portes. Rencontre avec le théâtre du Cristal, une compagnie pas comme les autres, certes, mais qui voudrait l’être un peu plus.

Fret SNCF : « On regarde travailler la concurrence » > Ouvert à la concurrence depuis 2005, le fret ferroviaire aiguise les appétits de sociétés privées peu regardantes sur le droit du travail et les normes de sécurité. À Cerbère (Pyrénées-Orientales), la gare de fret prend des allures de cimetière.

Les chroniques

Média : Radio Canut tisse son futur > La Lyonnaise des ondes n’est pas prête à raccrocher après une trentaine d’années au service de la radio indépendante et autogérée. À l’occasion d’une campagne de levée de fonds, CQFD a discuté avec Alex, animateur d’une émission sur les paysans.

Faux amis : À quoi servent les économistes ? > À gauche, l’heure est aux reculs et aux pleurs. Le mouvement social n’a jamais été aussi faible. Malgré tout, des économistes critiques, « hétérodoxes », arrivent parfois à s’immiscer dans le débat en opposition à la pensée orthodoxe libérale. Mais a-t-on vraiment besoin d’économistes ? CQFD jette un coup de projecteur sur les perspectives sidérantes du cofondateur des Économistes atterrés, Henri Sterdyniak.

Je vous écris de l’usine : Management à l’ancienne > Ce mois-ci, Jean-Pierre Levaray nous raconte l’histoire du foot à l’usine... une histoire du management, là aussi.

Les vieux dossiers de Matéo : 1914 : Le naufrage de l’internationalisme > On commémore le centenaire de la mort de Jaurès. Une occasion pour les politiciens de tout bord de cannibaliser la mémoire du tribun du Tarn.

Cap sur l’utopie > « Envoyez vos vaisseaux sur les mers inexplorées » (Nietzsche)

CQFD pour un été.

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Publié le 28 Juin 2014

Le dossier : Foot populaire vs foot business

Brésil : La Coupe du monde n’aura pas lieu > Dès les préparatifs de la gabegie mundialistique, les Brésiliens ont saisi l’opportunité de ramener les décideurs à l’urgence des réalités sociales. Que les contestations s’invitent bruyamment lors de ce méga-événement capitaliste au pays dufutebol roi, c’est un juste retour des choses. A l’heure où nous imprimons, l’annonce d’une grève générale apporte l’espoir que la rue gâche le coup d’envoi. A moins que l’hypnose du ballon rond n’endorme aussi les plus réfractaires à l’opération de diversion en cours. Fragments de lutte par notre correspondant sur place.

Garrincha, « la joie du peuple » > Le 27 mai 2014, la police charge une manifestation d’Indiens et de travailleurs sans-abri autour du nouveau stade de Brasilia. Ce stade, la construction la plus chère du Mundial qui a débuté le 12 juin au Brésil, porte le nom de Mané Garrincha. Les officiels du football et leur police ne pouvaient salir davantage ce descendant d’Indiens qui, toujours, fut du peuple.

« Mágico » González, un rebelle sans cause ? > Bringueur et antihéros au football flamboyant – aux antipodes des calculs mesquins ayant cours aujourd’hui sur les terrains –, « Mágico » González a laissé peu de traces dans l’histoire officielle. Mais dans le cœur des supporters du Cadix CF, il est immortel.

Histoire : Les « principes » du Miroir > « Kopa se saisit du ballon assez loin du but et feinta successivement quatre ou cinq adversaires. Chaque fois, il levait la tête, attendant qu’un de ses partenaires démarre pour lui glisser la balle dans les meilleures conditions. Mais rien ne se passait, si bien qu’il trompa également le gardien et poussa comme obligé le ballon dans les filets. Alors que ses partenaires l’entouraient pour le féliciter, il les repoussa en secouant la tête avec dépit ! » Cette anecdote, racontée par Jean Levron, conforte à rebours la boutade de Cantona qui sert de titre au dernier livre de Jean-Claude Michéa, Le plus beau but était une passe. Jean Levron était pigiste au Miroir du football. Lire le Miroir aujourd’hui, pour ceux qui aiment le jeu et sombrent d’ennui devant le pénible spectacle du football moderne, c’est comme respirer un peu d’air frais. Retour sur les « principes » du Miroir et mise en regard avec le dernier livre de Michéa.

Foot féminin : Des sirènes bien en jambes > « Le foot aide à dépasser le train-train quotidien. Après l’effort d’aller à l’école, vient le réconfort du jeu. » À l’Estaque, une équipe de foot féminin (LSC-Estaque-Séon) a fait sa place au soleil. La parole est à Beka, l’entraîneur, et à Célia, Mélissa, Sandra, « des joueuses, des battantes ».

Istanbul : « Carsi est contre tout, même contre lui-même ! » Banderoles humoristiques dans les stades, barricades place Taksim ou solidarité avec les luttes populaires et écologiques… Les Carsi, groupe de supporters d’Istanbul, sont réputés pour leur esprit contestataire. Reportage sur ce phénomène social et footballistique dans le quartier de Besiktas.

Ultras : Une contre-culture menacée > Malmené par la presse, méconnu du grand public, le mouvement « ultra » en France, comme ailleurs en Europe, souffre d’une réputation sulfureuse et largement galvaudée. Ce ne sont certes pas des enfants de chœur, mais pas non plus une horde ivre de violence.

Paris est tragique > Retour sur comment le PSG à la mode du Qatar fête ses titres de champions de France.

Liverpool : Common football ! > À Liverpool, le foot amateur s’éteint tandis que les grands clubs s’offrent de grands projets. Tesco, leader de la distribution en quête de nouveaux marchés, met son grain de sel, sans égards pour les fondements communautaires des clubs de quartier. Reportage sur les rives de la Mersey.

PPP : Le stade terminal du partenariat profit-profit > Main basse sur le foot pour des stades qui coûtent les yeux de la tête. Des équipements publics captés par des jeux d’actionnaires.


Les articles hors dossier

Nettoyage : Les mains dans le luxe > Le 7 mai 2014, une dizaine de femmes de chambre dénonçaient leurs conditions de travail devant l’Intercontinental, hôtel cinq étoiles dominant le Vieux-Port de Marseille. L’occasion d’aérer un peu les pratiques de la sous-traitance dans le nettoyage… CQFD était présent.

Rap : Danser et speeder la révolution > Entre Funkadelic et Rage against the Machine, les rap-funksters de The Coup balancent un message espiègle et subversif. De passage à Montreuil et à Marseille, le groupe de Oakland a encouragé la sédition autant que le déhanchement. T-shirt trempé, CQFD a bavardé avec Boots Riley.

Planning familial : « On ne mendie pas le droit » > Avec ses 150 lieux d’information, le planning familial procède à un maillage du territoire. Sexualité, IVG, homophobie, violences conjugales : la crise économique met à vif les rouages d’une société patriarcale. Aux premières loges, les femmes du Planning racontent.

L’habitat urbain : Smart illusions au Salon de la ville intelligente > Les illusions du progrès industriel se sont écroulées avec le XXe siècle, coinçant les citadins entre les canines du chômage, du cancer et du vote Front national. Qu’à cela ne tienne, les marchands de « solutions » ont un nouvel imaginaire pour urbaniser le siècle à venir : la « ville intelligente ». CapUrba, le salon de l’urbanisme innovant, nous montre comment la « ville sous contrôle » ne sera pas seulement le fait de politiques sécuritaires, mais de technocrates soucieux de gérer le désastre urbain.

Un journal ne se rend pas!

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Publié le 21 Juin 2014

GRAND LOTO – REPAS – CONCERT sur la place Jean-Jaurès,

dimanche 22 juin à partir de 12 heures.

en préparation du CARNAVAL de La Plaine – Noailles 2015

et en soutien aux condamné-e-s du Carnaval 2014

À l’heure où les fêtes de quartier tombent comme des mouches faute de financement (Belle fête de Mai, fête du Soleil à Noailles, Plateau…) ou décident de parier sur une plus grande indépendance (Le Panier), se pose la question du futur de ces fêtes et de l’usage libre de l’espace public.

Subventionnés, ces rassemblements sont à la merci du bon vouloir des institutions. Et lorsque, comme notre carnaval, ils ne comptent que sur leurs propres forces, ils se célèbrent sous une escorte policière si écrasante que celle-ci finit par provoquer les troubles qu’elle prétendait éviter.

Les autorités semblent vouloir réduire les « événements culturels » à de grandes parades attrape–touristes, sans âme et sans lendemain.

Pourtant, c’est bien en place publique – et nulle part ailleurs – que les fêtes populaires démontreront qu’elles ne sont pas mortes.

Signé : les carnavalièr-e-s de La Plaine et de Noailles.

Les Fracas de la PlaineLes Fracas de la Plaine

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